[analyse] ASSE 2 – 2 PSG

En conclusion de la 29e journée, le Paris SG affrontait l’équipe de Saint-Étienne. Après avoir mené deux buts à zéro (Pastore et Ibrahimovic sur pénalty) les parisiens se sont fait rejoindre. Retour sur ce match qui aurait pu permettre au PSG de prendre 7 points d’avance au classement, et de peut-être tuer le championnat.

Une stratégie défaillante, des joueurs peu concernés ou fatigués

Force est de constater que les matchs se suivent et se ressemblent du côté de la capitale. Incapable d’imposer son jeu, les Parisiens ont rapidement ouvert la marque à la 9e minute par l’intermédiaire de Pastore, d’une jolie balle piqué, suite à une confusion de Bayal-Sall. Puis Ibrahimovic double la mise par pénalty suite à une faute peu évidente de Ruffier sur Lavezzi. A deux buts à zéro au bout de vingt minutes, les Parisiens ont tenté de contrôler de match et il faut avouer que ce fut un échec. N’ayant pas les dispositions pour gérer le match, les Parisiens ont également énormément péché dans leur stratégie en perdant beaucoup trop rapidement le ballon devant. A ce sujet, la prestation d’Ibrahimovic en est d’ailleurs consternante. Perdant beaucoup trop rapidement et régulièrement le ballon, le Suédois ne me semble vraiment pas impliqué dans un projet collectif. Marchant beaucoup trop souvent, il en oublie même que le foot se joue en mouvement et qu’aucun défenseur professionnel ne se laissera duper. Il va devoir apporter autre chose que son prestige et son aura s’il souhaite véritablement poser son empreinte sur le jeu et calmer l’animosité que lui exprime les supporters du Parc. Avec trois milieux défensifs (Matuidi, Beckham et Chantôme) et un Pastore qui a passé beaucoup plus de temps à courir derrière le ballon pour combler les brèches difficile d’espérer autre chose que de subir. Avec ses même joueurs, il aurait été intéressant de tenter une ligne de trois milieux défensifs et un Pastore en meneur de jeu, dans l’axe, derrière les deux attaquants. Sans véritable joueur dans couloir (Pastore ne semble pas destiné à y faire carrière) cette équipe aurait certainement été plus équilibré. De plus, Ancelotti pourrait probablement faire souffler les joueurs qui affichent une nette baisse de forme. Lavezzi a beaucoup fourni dernièrement est il semblerait juste au vue de ses dernières performances de le laisser souffler quelque temps afin qu’il récupère car le contenu de ses matchs se dégrade. Avec 35 ballons joués, l’ancien du Napoli a eu beaucoup de déchets (seulement 64% de passes réussies contre 79% pour l’équipe). En plus de ses passes, la qualité de ses contrôles et ses changement de directions balles au pied laissent une forte impression d’approximation.

Une défense inquiétée

Après un début de match très serein défensif avec un Thiago Silva en véritable chef d’orchestre, l’équipe a beaucoup subi. Alex est le symbole de cette défense poreuse. Déjà coupable lors de la défaite à Reims durant lequel il lâche complètement le buteur, il est également fautif ce soir d’un trop grand relachement. Sur un centre anodin d’Aubameyang, Alex seul devant la ligne de cinq mètre cinquante tarde à attaquer le ballon. Brandao beaucoup plus entreprenant attaque et pousse Alex à touché le ballon du genou qui file tranquillement au but. Avec beaucoup plus de concentration et de détermination et sans aucune indication de son gardien, le défenseur DOIT IMPÉRATIVEMENT écarter le danger sachant qu’il ne sait pas ce qu’il se passe dans son dos. Difficile alors de comprendre pourquoi il continue d’avoir la confiance de l’entraineur face à un Sakho pas plus coupable qu’Alex depuis le début de saison. La préférence du patron (Thiago Silva) doit certainement beaucoup influencer Ancelotti. Les deux latéraux ont également beaucoup souffert. Maxwell s’est régulièrement fait débordé par Aubameyang et Van der Wiel, très offensif ne semble pas savoir tenir son couloir. L’adoption d’une défense avec trois centraux (Alex sur la droite, T.Silva dans l’axe et Sakho sur le côté gauche) permettrait aux latéraux d’être moins axé sur l’aspect purement défensif (qui n’est pas leur fort) et offrirait de véritables options de contres attaques dans les couloirs.

Au vue de cette 29e journée, le point du match nul est tout de même une bonne affaire pour les parisiens car avec la défaite des lyonnais à Bastia, il dispose maintenant d’une avance de cinq points (et sept sur le troisième). Cependant, l’incompréhension persiste face aux faible prestations parisiennes. La double confrontation choc en quart de finale de la Ligue des Champions face au FC Barcelone semble mettre le club de la capitale et ses supporterss en ébullition, mais avant cela, le Paris SG va devoir d’abord s’imposer au Parc des Princes face à l’équipe de René Girard (le MSHC).

A propos de l'auteur

Vous aimerez aussi

Répondre