[analyse] FC Valence 1 – 2 PSG

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Pour le premier match de quart de finale de la Champions League, le Paris SG affrontait le club de l’international français Adil Rami, le FC Valence, dans son antre de Mestalla. Entre le tirage effectué par l’UEFA et le match d’hier soir, le club espagnol a subi une révolution.

Le 3 décembre, Mauricio Pellegrini a été remplacé par Ernesto Valverde. Ce dernier a métamorphosé l’équipe espagnole qui a ainsi entamé une fantastique remontée en Liga, passant d’une quinzième à une cinquième place.

Ancelotti vs Valverde

Face à une équipe du Paris SG ne sachant trop quoi faire avec le ballon, Valverde avait choisi d’aligner une équipe résolument offensive avec un seul milieu de terrain récupérateur, Tino Costa (qui est d’ailleurs plutôt relayeur), et cinq joueurs offensifs (Dani Parejo, Ever Banega, Jonas, Feghouli et Soldado). Avec des arrières latéraux (Guardado et Joao Peirera) au profil très offensifs, l’opposition de style entre les espagnols et le PSG d’Ancelotti ayant pour philosophie de jeu d’être en priorité solide défensivement, l’opposition de style promettait d’être intéressante. L’équipe de Valence a logiquement eu la maîtrise de la rencontre avec 60% de possession, mais face à un bloc parisien solide et solidaire, Paris n’a que très rarement été inquiété durant la rencontre.

Concentrés, tous les parisiens, à l’exception d’Ibrahimovic et à un degré moindre Pastore, ont fait preuve d’abnégation et ont fourni les efforts défensives nécessaires. On attend plus de la part d’Ibrahimovic et de Pastore qui, selon la maxime de Jacquet adressée à Pirès, doit « muscler son jeu ». Beaucoup trop tendre, l’argentin s’est fait bouffer dans plusieurs duels. Derrière, la charnière centrale Alex-Sakho a parfaitement muselé l’attaque ibérique et tout particulièrement Soldado, très en vue récemment – notamment contre le Barça – et qui n’a pas eu l’opportunité d’exister. Au milieu, l’autre doublette (Matuidi -Verratti) a réalisé une grosse performance. Matuidi a encore une fois réalisé un match fou à la récupération en n’hésitant jamais à sortir de sa zone pour venir harceler ses adversaires. Verratti a quant à lui fait preuve de beaucoup de solidarité en se sacrifiant pour venir combler les brèches, notamment à la 58e en revenant tacler sur une frappe de Valdez qui, après avoir effacé Alex, se présentait seul face au but.

Une efficacité offensive à parfaire

Contre une équipe de Valence tournée vers l’offensive, la qualité de contre-attaquants des parisiens a pu s’exercer à merveille. Dans ce domaine, il faut noter les gros matchs de Lucas, pourtant touché à la cheville dès la 2e minute, et de Lavezzi. Les deux sud-américains ont été déterminants dans la victoire parisienne. Impliqués défensivement, ils n’ont jamais hésité à remonter le terrain à toutes enjambées pour venir défier les coéquipiers de Rami. Bien aidé par la grosse prestation du gardien en carton (Guaita, qu’on annonce bien évidemment du côté du FC Barcelone), Lavezzi, après avoir combiné avec Pastore et effacé un défenseur, a inscrit le premier but en frappant sur le gardien. Il aurait même pu en inscrire un ou deux de plus s’il n’avait manqué de lucidité suite à sa débauche d’énergie. Un peu moins flambant dans son couloir droit, Lucas a tout de même délivré été décisif après avoir semé le trouble dans la défense espagnole. Sa passe en retrait a été victorieusement reprise par Pastore entre les jambes de Guaita. A 2 buts à zéro, les parisiens auraient cependant dû tuer le match en inscrivant au moins un ou deux buts de plus.

Lavezzi par deux fois a buté sur le gardien de baby-foot et Ibrahimovic aurait également pu choisir une surface de frappe différente après un bon une-deux dans la surface avec Chantôme. En parlant du suédois, expulsé en fin de rencontre, sa prestation est restée terne. Il donne trop l’impression d’attendre qu’on lui crée l’action pour qu’il la finisse, notamment lorsque Verratti récupère le ballon dans le rond central, que trois parisiens se présentent face à trois espagnols mais que Zlatan ne fait pas l’effort de faire un appel qui aurait offert plus de possibilités. Ibra joue également avec trop de suffisance, comme sur l’action où il est sanctionné d’un carton rouge. Coté espagnol, l’animation offensive a beaucoup ressemblé au PSG version Ligue 1 avec une possession de balle stérile qui n’inquiète que très peu la défense adverse, tout en centres approximatifs, et frappes des vingt-cinq mètres en tribunes…

Il faut tuer les matches

Avec une victoire à l’extérieur 2 à 1, les Parisiens sont en bonne position pour se qualifier pour les quarts de final. Les statistiques le prouvent. L’histoire des coupes d’Europe nous apprends que 94.6% des équipes qui se sont imposées à l’extérieur 2 – 1 se sont qualifiées pour la phase suivante. Mais dans ce type de rencontre, il aurait été judicieux de faire preuve de beaucoup plus de réalisme pour se mettre définitivement à l’abri, à la manière de la Juventus qui n’a pas fait de détails face au Celtic à Glasgow. Solide défensivement, l’équipe italienne, dominée par les vaillants Écossais, a souffert durant toute la rencontre mais s’est imposée 3 buts à 0 sur quasiment autant d’occasions. La culture tactique italienne n’a pas disparu et Ancelotti serait bien inspiré d’en imprégner ses joueurs offensifs.

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