Arras – PSG: les notes des parisiens

Au terme d’un match très étrange, les parisiens se sont imposés 4 buts à 3 sans pourtant être réellement inquiétés dans le jeu. Les arrageois, réalistes au possible, ont joué leur chance jusqu’au bout.

Douchez (5): 3 buts encaissés et aucun arrêt, encore un match bien frustrant pour le gardien parisien qui aura au moins pour lui la satisfaction de la qualification et donc la quasi certitude d’une nouvelle titularisation contre Toulouse.

Camara (6): buteur peu orthodoxe à la réception d’une frappe de Bodmer relâchée par le gardien arrageois, il s’est porté vers l’avant et s’est même  retrouvé à la conclusion (manquée) d’une action. Il a manqué d’agressivité derrière en défendant loin de son vis-à-vis, laissant par exemple tout loisir à Bernard pour envoyer une quiche dans la lucarne d’un Douchez contemplatif sur le but du 4-3.

Sakho (5): parfois dangereux mais imprécis sur quelques corners offensifs, il a, à l’image de Camara, parfois laissé trop d’espace à son attaquant, comme sur le second but arrageois. Hormis cet « oubli », il a plutôt bien fait le rare boulot qu’il a eu.

Jallet (6): le capitaine d’un soir s’est montré très remuant sur son couloir, se démultipliant pour offrir des solutions latérales. Absolument pas couvert lors de ses montées, il a été pris en défaut une fois dans son dos, laissant Bernard offrir un centre parfait à son attaquant Despres.

Maxwell (6): moins offensif que Jallet, le brésilien a bien bloqué son couloir. Il a offert un caviar à Matuidi après un bon débordement et aurait pu remettre les couverts pour offrir le foie gras s’il n’avait choisi l’option individuelle sur un nouveau débordement au terme duquel il est venu buter sur Crombez. Remplacé par Rabiot (non noté) qui s’est souvent projeté vers l’avant et que l’on préfère largement au milieu.

Matuidi (non noté): un but, une ptite semelle et puis s’en va. Remplacé par Bodmer (5,5) auteur d’un match mitigé. Du déchet d’abord avec des pertes de balle décisives comme sur le 3è but d’Arras sur lequel il ne prend même pas la peine de se replacer, à l’image de sa bourde contre Saint-Etienne. Puis du mieux avec deux coups de canon dont l’un mal négocié par Crombez entraînant le but de Camara et une ouverture décisive sur le quatrième but parisien.

Chantôme (6): très propre dans l’entrejeu, le jeu du récupérateur parisien n’a pas connu beaucoup de déchets. Privilégiant les passes courtes, sa simplicité en a fait un des hommes forts de la rencontre.

Verratti (6): très à l’aise balle au pied, il a effectué un match propre sans aucune faute grossière, ce qui n’était pas gagné d’avance pour son retour à la compétition. A signaler quelques ballons piqués peu dangereux au-dessus de la défense et une louche à 30m de son but entre deux arrageois. Les bonnes habitudes ne se perdent JAMAIS.

Pastore (6): du très efficace et du beaucoup moins bon. Il s’est mis en évidence d’entrée avec une passe décisive pour Lavezzi (10è) et quelques ballons chauds, avant d’offrir le but du 2-1 à Arras par un crochet dans ses 6m enchaîné par une passe « appuyée » dans les tibias de Maxwell qui, à 2m de l’argentin, n’avait rien vu venir. Aït Bouhou, sorte de Toifilou Maoulida arrageois, et donc forcément à l’affût, ne s’est alors pas fait prier pour venir crucifier Douchez. Ne souhaitant visiblement pas se blesser contre des amateurs, Pastore s’est ensuite préservé dans les duels avec nonchalance, comme souvent.

Lavezzi (8): auteur d’un but d’entrée de jeu après un bon appel et un magnifique piqué croisé pied gauche, l’argentin a été le parisien le plus dangereux. Très remuant, il s’est trouvé à la conclusion du quatrième but du PSG sur lequel il n’a eu qu’à pousser le ballon au fond des filets après un lob de Gameiro sur Crombez. Incontestablement l’homme fort de la rencontre. Remplacé par Hongenda (non noté) pour sa première apparition chez les pro.

Gameiro (6): volontaire et en jambes, l’attaquant parisien a clairement manqué de réalisme. Utile dans le jeu, il est notamment à l’origine du but de Matuidi puisque c’est lui qui décale Maxwell. Devant, il a montré ce qu’il savait faire notamment sur ce petit festival avec un enchaînement pied droit pied gauche frappe à la 50è mais sans concrétiser. Preuve de ce manque de réalisme, son appel dans le dos de la défense et son lob sur le portier arrageois ont été conclus par l’opportuniste Lavezzi. Un match où il aurait dû marquer.

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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