Arsenal 2.0: la nouvelle ère des Gunners

Après une large victoire 3-0 dimanche dans le Community Shield contre des Citizens à la rue, la saison d’Arsenal est bien lancée avec déjà un trophée en poche. Deux titres en a peine quelques mois, de quoi combler un Wenger longtemps frustré de la moindre coupette. Une rumeur annonce d’ailleurs que des travaux d’agrandissement seraient en cours du côté de l’Emirates, histoire de créer une salle des trophées pour stocker les coupes ailleurs que dans l’armoire du bureau du Boss. Ce premier titre de la saison obtenu avec la manière augure une belle année à venir pour les hommes de Wenger qui auront leur mot à dire dans la lutte pour le titre. Et ce n’est pas vraiment le fruit du hasard.

10 ans de cure d’austérité

Depuis 10 ans,  Arsenal avait fait de sa priorité la sécurisation de l’aspect financier. L’objectif était de tenir les cordons de la bourse sans couler sportivement, en mode Olympique Lyonnais du moment. Les 450 millions d’euros de dépenses liées à la construction de l’Emirates Stadium, et financées aux deux tiers par l’endettement contraignaient ce bon Arsène à une rigueur digne d’un comptable de PME en faillite. Cette rigueur se lit encore aujourd’hui sur le visage du manager d’Arsenal, qui respire autant la joie que Gascoigne ne transpire le whisky. Pas cool le Arsène.

Avec des charges d’intérêt décroissantes et un exercice financier clôturé fin mai 2013 assez réussi avec plus de 8 millions d’euros de recettes, tous les feux sont au vert côté Gunners. Le Club à négocié de nouveaux partenariats lucratifs comme celui signé avec l’équipementier Puma pour un montant de 40 millions d’euros par saison sur 5 ans, soit quatre fois celui qu’Arsenal recevait de la part de Nike. Les Gunners peuvent donc passer à la phase 2 du projet, ils sont maintenant prêts à investir côté sportif.

Arsenal 2.0, dépenser plus pour gagner plus

Après ces 10 ans de serrage de ceinture, Arsène doit apprendre à desserrer quelques crans ! Après avoir fait péter un bouton de chemise en attirant Ozil pour 50M l’année passée, Arsène « poches profondes » a littéralement craqué son slip pour s’offrir lors de ce mercato estival la star du Barça Alexis Sanchez (env 37,5M), le jeune défenseur de Southampton Calum Chambers (env. 20M), ce bon Mathieu Debuchy (env. 15M) et l’ancien portier Nicois David Ospina. Le tout sans laisser filer le moindre joueur majeur, hormis peut etre Fabianski, Sagna ou Vermaelen, remplacés par plus jeunes et plus talentueux. Vermaelen à même été (très) bien vendu au Barça, pour la modique somme d’un Jérémy Mathieu (20M). L’effectif a également été dégraissé de certains indésirables comme Park Chu-Young, Yohan Djourou ou l’attaquant qui ne marquait jamais Nicklas Bendtner. Un « incredible » mercato pour un club qui avait tendance à laisser chaque année filer ses top players (Nasri, Fabregas, Van Persie) sans forcément trop chercher à compenser leur départ par ses arrivées de joueurs du même pedigree/montant.

Un changement radical de philosophie, lié à un pouvoir financier ressuscité. Les Gunners se sont même payés le luxe d’attirer Shad Forsyth, un des physio ayant accompagné l’équipe Allemande au Mondial, histoire de s’attaquer au chantier de la préparation physique et des blessures à répétition. Pas certain cependant que cela suffise à guérir Abou Diaby dont le mal relève désormais peut être plus du maraboutage que de la médecine ou de la préparation athlétique conventionnelles. Plutôt cool dans ce haut jaune le Arsène.

Avec un effectif offensif pléthorique (Giroud, Sanogo, Ozil, Sanchez, Oxlade Chamberlain, Walcott bientôt de retour, Rosicky, Cazorla, Arteta, Ramsey ou Wilshere) et une défense rajeunie, nul doute qu’Arsenal aura à coeur de venir chercher haut, voire très haut en championnat. Il ne reste plus qu’à, mais à voir le visage de Wenger lors de la remise du Community Shield, il en faudra encore beaucoup, des victoires et des titres, pour parvenir à dérider définitivement le manager des Gunners.

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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