Arsenal-AS Monaco: le match dans le match

Le match dans le match, c’est revivre un match au travers de duels de joueurs. L’ASM s’est imposée 3-1 face à Arsenal à l’Emirates. Quels ont été les grands duels de la rencontre ?‎

Le grand défenseur: Per Mertesacker vs Aymen Abdennour

L’un est grand par la taille, l’autre l’a été par le talent. L’Allemand d’Arsenal à d’abord été malheureux en détournant dans ses filets la frappe de Kondogbia sur l’ouverture du score. Il a ensuite tenté une interception sur Fabinho en se livrant au milieu de terrain avec deux de ses collègues, résultat: un but en contre de Berbatov, seul attaquant de la planète que le grand Merte peut pourtant se faire à la course. Il s’est fini aux avants postes en regardant partir Ferreira Carrasco pour le troisième. Une défense « suicidaire » d’après les dires de son coach. Aux antipodes, on trouve Aymen Abdennour, jadis charrié par Giroud pour une affaire de petit pont pris à la Mosson. La revanche du Roc a été totale tant il a dégoûté un à un les offensifs d’Arsenal, Giroud le premier. Le central monégasque a réalisé un match de patron, finissant dans les dix dernières minutes par tacler tout ce qui bougeait encore sur le terrain. Serein derrière et dans la relance, il a su se sortir les tripes histoire de montrer aux recruteurs de Tottenham et d’ailleurs qu’il était largement au niveau.

Notre choix: Aymen Abdennour

Le métronome: Santi Cazorla vs Geoffrey Kondogbia

Présent en début de rencontre, le petit Espagnol s’est progressivement éteint au cours du match. La faute à une rigueur défensive monégasque assez incroyable au vu des joueurs alignés dans le milieu axial, Fabinho et Kondogbia, surprenants tous les deux. Ce dernier a d’ailleurs réalisé une excellente prestation, postulant pour le titre d’homme du match. Défensivement, il a coupé un nombre incalculable de trajectoires, s’appliquant à saborder la verticalité du jeu des Gunners. Il a su se projeter vers l’avant et prendre sa chance, comme en témoigne son but d’une frappe des 25m, bien déviée par ce bon vieux Mertesacker. On lui pardonnera son intervention naïve sur la feinte de frappe précédent le but de Chamberlain. Plus de lucidité.

Notre choix: Geoffrey Kondogbia

L’attaquant: Olivier Giroud vs Dimitar Berbatov

OG à tout raté, mais alors absolument tout. Tête au-dessus, tête à côté, reprise au-dessus – bon, du droit – et cette horrible vendange de la 57è minute quand, après une lourde frappe de Sanchez détournée par Subasic, OG, seul face au but, ne trouvait pas le cadre. Un dernier loupé coupable puisqu’Arsène, pas fou, décidait dans la foulée de remplacer le buteur aux deux pieds gauches par Walcott. Berbatov s’est montré pour sa part à son avantage, jouant juste en tant qu’appui, défendant lorsqu’il le pouvait, et scorant un but chirurgical de vrai numéro 9. Contrôle orienté, frappe, but. Cramé vous avez dit ? Restez tranquilles et passez lui le ballon.

Notre choix: Dimitar Berbatov

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Le supersub au nom composé: Alex Oxlade-Chamberlain vs Yannick Ferreira Carrasco 

L’homme à la dégaine de sprinter universitaire américain est entré en lieu et place de Coquelin à la 68è. Il a redonné un court espoir aux locaux en  inscrivant le but de la réduction du score à la 90è minute d’une merveille de frappe enroulée après avoir effacé Kondogbia d’une feinte de frappe carré croix en mode Fifa. Easy. A peine une minute plus tard, le Gunner marchait sur le ballon dans le camp monégasque, se le faisant péniblement subtiliser. Puis Silva lançait parfaitement un Ferreira Carrasco lancé sur le boulevard de l’Emirates. Le monégasque – entré à la place de Berbatov à la 75è, et pas titulaire à cause d’une béquille reçue ce week-end – maîtrisait sa conduite de balle et croisait sa frappe pour le vilain poteau rentrant du 1-3. Cruel.

Notre choix: Yannick Ferreira Carrasco parce qu’on aimerait courir aussi vite en étant diminué.

Le coach: Arsène Wenger vs Leonardo Jardim

Arsène avait prévenu qu’il se méfiait de ce Monaco annoncé par beaucoup d’observateurs comme un potentiel candidat à une raclée londonienne. Et il avait raison. Son plan de jeu n’a pas fonctionné et ses Gunners se sont cassés les dents sur la défense du Rocher quand ils ne vendangeaient pas purement et simplement leurs occasions. Suivez mon regard. Le coach monégasque a dû composer avec un effectif amputé de 5 de ses titulaires habituels et malgré ça, son bloc s’est montré cohérent et solidaire. L’entrée de Ferreira Carrasco en fin de rencontre a été déterminante sur le dernier contre et Jardim à réussi un énorme coup, ceux dont les mémoires collectives se souviendront. Ça méritait bien une petite course les bras levés en mode Mourinho.

Notre choix: Leonardo Jardim

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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