Arsenal fait tomber Manchester United

Ce match est déjà un tournant de la saison pour deux équipes décrochées en championnat qui, si elles veulent offrir un minimum de lustre à leur saison, se doivent d’essayer d’aller chercher ce titre en FA Cup. Arsenal est assez habitué à ne rien fêter en fin de saison mais, du côté de Manchester United, cela fait presque 30 ans que l’on ne passe pas deux années consécutives sans titre ! Pourtant ce n’est même pas encore une finale…

Coup pour coup, Rooney répond à Monreal

Le début de match est très gentillet et dans les 20 premières minutes, seuls les coups de pieds arrêtés offrent un semblant de rythme. De part et d’autre, les individualités peuvent faire la diff’ ; Arsenal misant beaucoup sur la vivacité et la qualité technique des Ozil, AOC, Cazorla and Co. alors que du côté mancunien on opte pour un système solide avec des joueurs capables d’imposer la force tels que Fellaini, Blind, Rojo mais aussi pour la classe avec les Rooney, Di Maria et Young.

C’est à la 25e que les hostilités débutent réellement avec un déboulé de Monreal qui trouve Ozil. L’Allemand envoie vers AOC qui slalome entre 3 rouges avant d’offrir une galtouze à Monreal qui fusille De Gea à bout portant pour l’ouverture du score !!!

Arsenal est venu avec de bonnes intentions et le prouve mais…aussi vrai que l’on sait dans la cour d’école qu’il ne faut pas relancer dans l’axe, il faut aussi bien veiller à ne pas se relâcher dans les 5 minutes qui suivent un but…et à la 28e, Valencia accélère dans la moitié londonienne, sert Di Maria qui ajuste un centre au cœur de la défense de Wenger ; Rooney, en bon Captain, plane alors entre Mertesacker et Koscielny pour catapulter la balle au fond des filets. C’est l’égalisation, le match s’emballe enfin !

Welbeck crucifie United

On assiste alors à du hourra football qui se joue cependant avec plus d’entrain que de créativité. On attend la 40e pour voir Rooney servir d’une louche parfaitement dosée Di Maria qui s’emmêle les pinceaux ; idem deux minutes plus tard quand l’argentin bute sur Szczesny. En toute fin de mi-temps, Alexis et Welbeck exploitent mal un 2 contre 1 face à Herrera et loupent une belle situation.

Début de seconde période, Manchester démarre fort et veut chercher l’avantage mais les Gunners sont solides. Il y a des coups et le jeune AOC doit laisser sa place suite à un claquage lors d’un duel à la 49e. C’est Walcott qui le supplée.

La bataille du milieu fait rage et on a l’impression que MU prend peu à peu la mesure de son adversaire, surtout quand à la 59e Fellaini sert Di Maria qui allume, mais sa frappe frôle le poteau. Sur le dégagement du gardien de North London, la défense des diables panique, Valencia tente une passe en retrait mal appuyé que suit bien Welbeck qui n’a plus qu’à dribbler De Gea pour scorer, 1-2. Welbz is dat guy, dat guy qui inscrit un but plein de réalisme.

Les Gunners tiennent bon et empochent la qualification

Dominer n’est pas gagner et malgré ses 65% de possession, United voit Arsenal braquer ce match ! A la 73e, Arsenal a une occasion en or massif et Cazorla est aux 6m pour mettre une demie-volée que De Gea sort une parade magique ! MU a encore la tête hors de l’eau. Tous à l’attaque oui, mais Di Maria confond vitesse et précipitation ; alors qu’il prend un carton jaune suspect, il ne tient pas ses nerfs et est trop véhément avec l’arbitre : 2e carton en 30 secondes, MU joue à 10 alors qu’Arsenal ne procède plus qu’en contres et se recroqueville.

Depuis ce but c’est Fort Alamo mais reconnaissons aux jeunes londoniens qui procèdent désormais uniquement en contre qu’ils sont solides et ne s’embarrassent pas de la patate chaude derrière. 5min de temps additionnel, ça balance dans tous les sens, mais le « Van Gaal time » n’existe pas en Angleterre. Manchester va finir la saison en quasi roue libre ou, peut on encore l’espérer, aller chercher sa qualif’ en LDC. Arsenal s’en sort bien et reste encore en course sur 3 tableaux. Un match à vite oublier pour les mancuniens.

A propos de l'auteur

Romantique du Football qui aime le beau geste et considère ce sport comme de la poésie en mouvement. Fan de Pelé, Papin, Rooney et CriCri... il aurait mis près de 1037 buts depuis qu'il a signé sa première licence

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