Barcelone ou Real ? Le débat préféré des footix

Messi vs. Ronaldo, Mourinho vs. Guardiola, Sangria de Madrid vs. Sangria con Casa de Barcelona etc. J’en passe et des meilleures. C’est toujours la même rengaine. Aucune analyse technique du match, seulement du footixage sur le but de Ronaldo et les tabloïds qui parlent du ballon d’or.

Voilà mon avis objectif : Barcelone est moins bon qu’avant, car les joueurs Blaugranas sont tout simplement moins décisifs. Xavi qui manque un duel face à Casillas ? j’ai presque cru rêver. Tello, qui rate une flopée d’occasions ? A la belle époque, Pedro se serait régalé. Pour plus de clarté, je vais d’abord m’attarder sur les problèmes du Barca avant de revenir sur l’équipe du Real.

Barcelone a perdu contre Chelsea, puis Madrid. Deux défaites d’affilées ! Cela faisait une éternité que ce n’était pas arrivé. Après, on ne parle pas de Levante et Saragosse donc il faut relativiser ces deux revers. L’intérêt ici est de regarder ce qui a manqué à cette équipe pour gagner les deux rencontres et d’après moi, cela se résume en deux points :

– Le manque de réalisme et de réussite : Des poteaux, des duels perdus. Au bon vieux temps, ça ne serait pas arrivé. Après avoir tout gagné, certains joueurs ont peut être levé le pied. D’autres commencent à vieillir et certains se sont blessés. Xavi, Iniesta, Pedro, Pique, Villa sont des illustrations de joueurs excellents, mais qui ne sont vraisemblablement pas à leur meilleur niveau (ils restent bien sur au-dessus du lot). Un problème qui ne risque pas de trouver solution sur le banc de touche, autre point faible de cette équipe.Mais pour moi, ce n’est pas l’argument qui a fait pencher la balance. Tout le monde peut avoir un match sans, à l’image de Fabregas contre Chelsea.

– Ce qui manque au Barca, c’est une ligne offensive. Messi n’est pas un avant-centre, il revient régulièrement faire le jeu aux 30 mètres et il parait difficile d’imaginer l’équipe Blaugrana marquer la plupart de ses buts sur des centres en hauteur. Cela s’est surtout vu contre Madrid. Mourinho a bien compris l’action type du Barca : prise de balle de Messi, accélération en direction du but, 2 joueurs dans le vent, puis une conclusion, passant par une passe incroyable, un une-deux ou une finition venue d’ailleurs. Ce qu’il faut comprendre, c’est que lorsque Messi commence à dribbler, toute son équipe s’engouffre pour offrir des solutions. Qu’a fait « The Special One » pour éviter ça ? A chaque fois que Messi prenait la balle, Ramos ou Pepe était au pressing. Sans autre avant-centre, l’espace libéré ne posait pas de réel problème et ne pouvant pas accélérer, l’argentin renvoyait la balle dans les pieds de Xavi ou de Busquets. D’après moi, c’est la combinaison de cette tactique, et du manque de réalisme de Tello, le seul à avoir pu frapper grâce à des coups de génies de Xavi, Iniesta et Messi, qui a permis au Real Madrid de l’emporter.

Que dire de l’équipe Merengue ? Elle a montré une grosse solidité et beaucoup de sérénité. Le nombre très peu élevé de fautes et d’agressions en est la parfaite illustration. C’est une belle victoire car elle n’est pas entachée de polémiques, contrairement à la plupart des Clasicos. Cependant, je passe un léger coup de gueule contre les médias qui ont encensé Ronaldo. J’aime le joueur, et son talent continue encore de me faire halluciner. Mais sur ce match, il n’a rien apporté, comme à son habitude dans la plupart des Clasicos. Il a été décisif et cela mérité d’être dit, mais dans le jeu, c’était une autre paire de manche. Individuel, peu impliqué dans les taches défensives, peu enclin à faire la différence sauf sur quelques contre-attaques sur lesquelles il avait un boulevard disponible : il n’a pas été aussi essentiel qu’à son habitude. Ozil, avec sa passe lumineuse sur le deuxième but, Benzema, par sa capacité à tenir le ballon et avoir le geste juste, Khedira et Alonso, par leur présence athlétique au milieu de terrain ont pour leur part été décisifs. Avec 7 points d’avance, les Madrilènes sont presque assurés de remporter la Liga. Les médias espagnols ne s’y trompent pas : les deux clubs, malgré leur défaite, ont les qualités nécessaires afin de se qualifier pour la finale du 19 Mai. Munich pourrait être le théâtre d’un Clasico de prestige, surement plus spectaculaire que le dernier, et où le nombre impressionnant de footix en circulation aurait une nouvelle occasion de régaler les forums et autres tabloïds avec des débats creux sur le prochain ballon d’or, la dernière soirée de Casillas ou encore l’interprétation de la dernière rumeur de « Foot Mercato ».

Par Maxime

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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