Foot Fiction: les deux premières journées de l’Euro

Groupe A – 8 juin 2012: Ce qui devait arriver arriva, après des mois de bordel sur les marchés financiers, les grecs de Karagounis foutent enfin le camp de la zone Euro. L’UEFA décide également de les virer de l’Euro de foot. La Pologne, premier adversaire des grecs à 18h, se frotte les mains. Comme le dit le dicton polonais: « Un match de moins à jouer pour Jelen c’est autant de réduction de sa probabilité de blessure« . Victoire donc de la Pologne sur tapis vert, un tapis vert en drachmes dévalués.

Dans l’autre rencontre du jour entre la Russie et la République Tchèque des millions de téléspectateurs se posent la même question : mais qu’est-ce que ces deux enfants aux joues rouges foutent sur un terrain de foot ? Oui, malgré leur faciès enfantin, Arshavin côté russe et Plasil côté tchèque sont bien des joueurs trentenaires…pour revenir au match, les deux équipes se neutralisent sur un score de 1-1, avec des buts de Pavlyuchenko et Baros. Mécontent de son match, le latéral droit de l’équipe tchèque, Theodor Gebre Selassie, décide de rentrer à l’hôtel situé à 42 km de là en courant (on ne pouvait pas la louper celle là).

 Groupe B – 9 juin 2012 : L’opposition de style entre des Pays-Bas cigare/perso et des danois bourrins/solidaires est flagrante. Le troupeau de chèvres danoises faisant office d’attaque à l’équipe de Morten Olsen étant incapable de planter le moindre pion avec un Nicklas Bendtner aux pieds carrés, les Oranje ne se font pas prier pour expédier l’affaire. 3-0 pour les néerlandais, doublé de RVP et but de Sneijder avec à la clé une pluie de gros égos insatisfaits. Certains ont des problèmes de pauvres (cf les grecs), d’autres des problèmes de riches, comme celui de trouver une compo qui permettrait d’aligner Sneijder, Van der Vaart, Huntelaar, Kuyt, Robben et Van Persie afin d’éviter une implosion du vestiaire.

Deuxième match des oppositions de style avec un improbable Allemagne-Portugal, ou les grands blonds contre les chaussures fluo, les casques à pointe contre les crêtes travaillées, la rigueur contre le freestyle. Plus costauds, moins pleureurs, les joueurs de la Mannschaft s’imposent 3-1 grâce à l’inoxydable Klose par deux fois et Müller. Cristiano, en larmes à la fin du match, est l’unique buteur portugais sur penalty, un penalty à Lannoy…

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

Vous aimerez aussi

Répondre