France-Angleterre: pas gagné mais pas perdu

Le quart d’heure des grandes équipes

Un choc entre deux grandes équipes commence en général par un quart d’heure d’observation durant lequel les défenseurs se familiarisent avec la balle, effectuent des passes simples et des relances appliquées. Les anglais annoncés en mode Chelsea ont confirmé nos attentes avec une défense solide et un kick and rush des grands soirs. L’équipe de Laurent Blanc avait cependant à cœur de réussir son match d’entrée avec panache.

L’erreur est humaine

Dans la première demi-heure les débats étaient équilibrés, les anglais ayant même failli nous faire croire qu’il étaient là pour jouer et non défendre. Un coup franc inutile concédé par P. Evra a permis aux Three Lions d’ouvrir le score, de la tête par Lescott sur un maître coup-franc tiré par Steven Gerrard à la 30éme minute. 1-0. A qui imputer la responsabilité de ce but ? Premier coupable : Lloris, qui peut sortir sur ce coup franc, il le fait tellement bien à Lyon. Sur le ralenti, on voit que Lescott est le seul joueur anglais au point de penalty donc une sortie aurait été efficace et rassurante. Deuxième coupable, Alou Diarra, qui se fait manger par Lescott au physique, c’est clair et net. Les torts sont donc partagés.

L’orgueil des Bleus

A 1-0, les français n’ont pas douté et sont repartis à l’abordage. Alou Diarra a répondu coup sur coup à son adversaire direct mais un bon Joe Hart, remis de sa bévue en mode « savonette », a su s’interposer pour sortir une tête rageuse du marseillais. Les bleus ont alors repris le contrôle du match, et suite à une bonne circulation de balle, Samir Nasri s’en est allé placer une frappe imparable avec rebond pour tromper le portier british. 1-1, et une célébration pleine de rage qui nous laisse à penser que Nasri passerait trop de temps sur léquipe.fr (et combien sur le site des Esthètes?)

La France, petit estomac ?

La France a ensuite commencé à se prendre pour le Barca, ou la Roja, avec des redoublements de passes, aucun centre et une possession de balle de 60%. Malgré cette possession et pas moins de 15 tirs cadrés, les Benzema and Co n’ont pas pu faire trembler la défense de fer de Roy Hodgson. La question que vous vous êtes surement posé pendant le match: pourquoi Blanc n’a-t-il pas fait rentrer Giroud à la 75è minute ? On peut penser que l’entraîneur des Bleus était satisfait de ce match nul et qu’il n’a pas voulu prendre de risques inutiles. Manque d’audace ou prudence légitime ? J’opterais pour une prudence légitime, car c’est le premier match de la compétition et au final un match nul contre l’Angleterre n’est pas un mauvais résultat. En temps de crise de l’Euro, la gourmandise est un très vilain défaut…

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