Gindobre l’Euro ! Focus sur l'équipe de Pologne

Les grandes équipes sont là. Les supers favoris sont connus. Heureusement que le foot n’est pas une science exacte, cela nous laisse la possibilité de spéculer comme des traders sur des équipes sous-estimées ou méconnues.

Mon outsider de l’Euro : La Pologne

French Touche

La Pologne de Franciszek Smuda s’est construite dans la douleur. Après une qualification ratée pour le mondial de 2010, les objectifs de la fédération étaient clairs: devenir compétitif pour l’Euro 2012 à la maison. Cet impératif passait par la naturalisation d’une pépite lilloise qui scintillait seulement dans l’ombre des Gervinho et des Eden Hazard dans le Nord de la France.

Ludovic Obraniak (né à Metz) a donc choisi la sélection polonaise en 2009 et s’inscrit depuis comme un titulaire indiscutable dans le onze type polonais. Deux ans après, ce dernier sera rejoint par Damien Perquis (né à Troyes) qui intègre lui-aussi l’équipe type. Deux renforts de poids donc, sauf pour un ancien international polonais, qui voit d’un mauvais œil l’arrivée de « déchets français qui n’ont pas réussi chez eux ». Merci l’ambiance…

Les Stars

L’attaque dépend de lui: Robert Lewandoski. L’attaquant providentiel du Borussia Dortmund, récent champion d’Allemagne, est l’une des armes de la formation polonaise. Il est tout simplement l’attaquant polonais le plus talentueux des temps modernes (on ne t’oublie pas Emmanuel Olisadebe !). Ses forces : sa vitesse, sa capacité à frapper dans n’importe quelle position et sa qualité technique. Sa faiblesse : il est vierge de compétition majeure et devra vite marquer pour se mettre en confiance.

Rafal Wolksi, le milieu offensif du Legie Varsovie, est vu comme une future star par les observateurs polonais. Technique, rapide, et capable de frapper des deux pieds, il s’inscrit dans la lignée des joueurs de couloir capables de débloquer un match à eux seuls. Utilisé avec parcimonie par son entraîneur, il est plus joker que titulaire ce qui est compréhensible au regard de son inexpérience internationale et de son jeune âge, 19 ans.

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La Pologne est comme la première phrase de toutes les lettres de motivation d’un jeune bachelier à la recherche de son premier emploi pour l’été : jeune et dynamique. Le onze polonais est également capable d’attaquer et de défendre ensemble. La touche allemande de couleur jaune et noire est représentée par trois joueurs : l’excellent latéral L.Pisczek dit L’infatigable, Blaszczykowski (ou Kuba dans PES) alias Frappe de mule et Lewandoski aka Le buteur providentiel. Trois joueurs qui se connaissent très bien et qui évoluent en club à un niveau européen. Il risquent bien de tirer l’équipe vers le haut, si toutefois les autres se mettent au diapason.

Le talent n’a pas d’âge

La Pologne affiche une moyenne d’âge de 25 ans (25,13). C’est donc l’une des équipes les plus jeunes du tournoi derrière l’Allemagne. Les optimistes verront la jeunesse de cette équipe comme une bonne chose, la jeunesse rimant avec fougue, vivacité et talent. Néanmoins, au contraire de la Mannschaft, les jeunes polonais ne jouent pas, pour la majorité d’entre eux, dans de grands clubs européens et n’ont que trop rarement disputé des compétitions de niveau international. Il n’ont pas non plus, il faut le dire, le talent d’un Ozil ou d’un Götze pour ne citer qu’eux.

Pronostic : C’est l’Euro de la Pologne. Ils évoluent à domicile et seront tout simplement très difficiles à jouer. Les joueurs titulaires évoluant dans les grands championnats européens sont bourrés de talent et devraient permettre de passer les poules.

Parcours : Premier du groupe A.

Hypothèses des quarts et pourcentages d’accès en demie :

2ème groupe B : S’ils rencontrent Allemagne, 19% de chances de passer. Pays-Bas 37% de chances de passer. Portugal 50% de chances de passer. Danemark 93% de chances de passer.

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