Le PSG ne trouve pas la solution face à Ajaccio

Hier, pour le compte de la 19e journée de Ligue 1 se disputait le match entre le Paris SG et Ajaccio. Apres un mois de décembre parfait réalisé par les hommes d’Ancelotti, ponctué par 4 victoires, les parisiens avaient à coeur de prolonger leur série face aux Corses. L’attention des médias, et des supporters, était fixée sur Lucas Moura pour sa première au Parc des Princes.

Le match a débuté par un hommage touchant des virages Auteuil et Boulogne aux joueurs et à Hoarau et Nenê. Il est consternant de constater l’absence d’alternative offerte par Ancelotti face à un problème récurrent au Parc, la défense à 5. Le PSG a offert deux mi-temps bien distincte avec une première à 11 contre 11 clairement dominé outrageusement puis la seconde à 10 beaucoup plus pénible, bien moins intéressante.

Une bonne prestation de Lucas

Le jeu du PSG en première mi-temps était relativement équilibré avec un bloc évoluant haut sur le terrain et des joueurs présent à la récupération et alternant entre le couloir droit et le couloir gauche. A ce titre, la prestation de Lucas Moura est d’ailleurs fortement encourageant pour la suite. Probablement l’un des rares joueurs parisiens à percuter et essayer de prendre la défense ajaccienne de vitesse, il a constamment semé le trouble au sein du dense bloc corse. Clairement à son avantage, le brésilien va cependant devoir retrouver une condition physique optimale. Cette première mi temps a été ponctuée de quelques situations interessantes telles que le coup franc en retrait de Zlatan pour Motta à la 12e minute, la belle combinaison à trois entre Pastore, Zlatan et Matuidi qui finit en six mètres à la 13e minute et surtout la passe magnifique de Motta au dessus du bloc corse que Zlatan expédia au dessus du cadre.

Motta expulsé logiquement

Malgré un premier acte dominé de la tete et des épaules, les Parisiens n’ont pas été capables d’inquiéter réellement la défense avec un jeu de passes à la foi prévisible et souvent de piètre qualités (Jallet a semblé particulièrement décevant dans ce domaine). L’évènement du match eut lieu en fin de première mi temps lorsque Motta se lança dans un tacle sur cheville parfaitement exécuté sur Sammaritano. Expulsé logiquement, la sortie de l’italo-brésilien désorganisât complement les parisiens.

A dix contre onze, Ancelotti fit entrer Chantome à la place de Pastore. Le PSG nous offert un visage bien moins convainquant. Coupés en deux blocs sur le terrain avec les trois joueurs offensifs (Zlatan, Lavezzi et Lucas), les parisiens ont d’abord souffert pendant les dix premières minutes pour ensuite reprendre le contrôle du match.

Un manque de variété

Face à une équipe d’Ajaccio déterminer à preserver son point du match nul, les Parisiens n’ont offert que trop peu de variation à leur jeu et n’ont que trop rarement tenté. Le Paris SG pourrait se sortir de ces situations face à une défense regroupée par un tir de loin mais personne ne s’y tente.

Enfin, Ancelotti ne semble pas prendre conscience d’un problème qu’il risque de connaitre souvent. Face à une armada parisienne en qualité et quantité sans équivalent dans le championnat de France, beaucoup d’adversaires vont se presenter au Parc avec une défense à cinq, un milieu de terrain à quatre et une seul et unique pointe en charge de mener des raids assassins. La présence d’un joueur offensif supplémentaire ou la mise en place d’une organisation différente aurait peut être pu offrir plus de solutions à un jeu parisien fade et stéréotypé.

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