Le PSG qualifié pour les 8e de finale

Le PSG se déplaçait à Malmö dans l’optique de se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Sans Verratti ni David Luiz, les hommes de Laurent Blanc n’ont pas tremblé et ont largement dominé leur adversaire du soir, terminant la rencontre par une manita. Contrat rempli.

MAL-PSG

Malmö FF 0-5 Paris SG

Buts: Rabiot (3e), Di Maria (15e, 68e), Ibrahimovic (50e), Lucas (81e)

Il ne fallait pas arriver en retard au Swedbank Stadion. On joue à peine la 3e minute de jeu quand Paris prend l’avantage sur la première action du match grâce à une tête de Rabiot sur un bon centre de Van der Wiel. Le jeune milieu parisien signe là son premier but en C1, et sûrement pas le dernier (0-1).

Paris prend le large rapidement

Le PSG développe alors son jeu de conservation de balle, faisant courir les joueurs de Malmö qui ne trouvent de réponse qu’en envoyant de gros parpaings devant ou en s’en remettant à des accélérations de Rodic, aussi à l’aise que sur terre battue. Insuffisant toutefois pour inquiéter l’arrière garde parisienne, au calme. Au quart d’heure de jeu, Zlatan décale Matuidi qui centre à ras de terre en première intention à l’entrée de la surface. Di Maria attaque bien son ballon, mieux que son défenseur en tout cas, et enroule une frappe qui finit dans le soupirail d’un Wiland dégoûté (0-2).

L’écart est fait, et Paris commence à la jouer facile, tellement facile que le club de la capitale doit s’en remettre à une parade de Trapp pour éviter l’égalisation suite à un beau mouvement entre Berget et Rosenberg. Il s’en faut en effet d’un poil de barbe pour que le hipster Norvégien ne réduise le score après avoir pris appui sur le Suédois pour transpercer l’axe de la défense parisienne et esquivé le tacle de barrage de Van der Wiel tel un maître torrero. Les joueurs de Age Hareide sortent enfin la tête de l’eau, et Rosenberg pense avoir fait le plus dur en s’ouvrant le chemin du but mais Marquinhos réussit un retour in extremis avant l’armé de l’attaquant de 33 ans (39e). Dans la foulée, Konaté fait admirer son potentiel en passant en revue Motta et Van der Wiel. Le latéral ne parvient malheureusement pas à délivrer un ballon dangereux par la suite (40e).  Les deux équipes terminent cette mi-temps sans trembler davantage et Mr Collum renvoie tout le monde aux vestiaires en sifflant dans son précieux sifflet.

Comment dit-on « Manita » en Suédois ?

Fidèles à leur 4-4-2, les joueurs de Malmö décident de revenir sans rien changer. Le PSG obtient deux corners coup sur coup et ce diable de Di Maria tente d’en rentrer un direct, sans succès. On joue alors la 50e minute quand les joueurs de Malmö décident de se suicider. Wiland manque sa relance et Matuidi récupère le ballon. Le Chewing Gum remet à son capitaine Ibra qui, excentré dans la surface côté gauche, parvient tout de même à conclure d’un enroulé que Wiland ne détourne pas suffisamment (0-3). Dans la foulée, le pauvre gardien avec les guiboles encore tremblottantes passe le ballon à Cavani qui, trop heureux du cadeau, ne peut finalement pas ajouter le 4e.

On joue tout juste l’heure de jeu, sur leur nuage, les parisiens s’endorment un peu et donnent le bâton pour se faire battre, ou au moins remonter. Sur une action pas claire aboutissant à un dégagement hasardeux de Marquinhos dans sa surface et un contact entre Maxwell et Djurdjic, l’attaquant du Malmö FF s’écroule. Mr Collum désigne le point de penalty et offre une opportunité à Rosenberg de réduire la marque. L’international s’élance et envoie une mine sur le poteau de Trapp qui avait plongé de l’autre côté. Personne n’a suivi, et le PSG sauve les meubles. Ce retour manqué marque la fin officielle des espoirs des locaux qui prennent un nouveau coup derrière la tête quelques minutes plus tard quand Di Maria écarte sur Maxwell qui centre parfaitement sur la tête de l’Argentin qui a bien suivi pour claquer le cuir dans les filets à bout portant (68e). 0-4, l’addition est salée et déjà deux fois plus lourde que celle du match aller.

Même si les deux entraîneurs font tourner leurs effectifs respectifs et que Paris joue à un rythme « Makélélien », le risque de manita, « Handen » en Suédois, est bien réel. Côté PSG Di Maria et Motta cèdent leur place à Lucas et Stambouli à la 70e. Le Brésilien cherche à mettre le feu sur quelques actions par ses passements de jambes crochets et finit par se faire attraper par un défenseur à l’entrée de la surface. Alors que Zlatan se positionne le jeune Brésilien s’élance et enroule une merveille de coup-franc qui passe le mûr par forcément très clean dans l’affairepour finir au fond des filets. HANDEN, fin du jeu, sortie de Zlatan et entrée de Jean-Kevin Augustin qui ne touchera pas le ballon. Paris se qualifie pour les 8e de finale grâce à la défaite du Shaktar et qui plus est en offrant une démonstration de football.

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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