Les limites du système Ancelotti ?

Cette treizième journée de Ligue 1 nous a offert un match Paris-Saint-Germain Stade Rennais. Au delà de la défaite face aux neuf courageux rennais, il convient de revenir sur les troublantes lacunes affichés par les joueurs d’Ancelotti.

L’animation offensive

Après maintenant presque un an à la tête du club de la capitale, Ancelotti n’a toujours pas réussi à imposer sa patte sur le jeu de l’équipe. Le jeu offensif parisien repose principalement sur la capacité d’accélération et de dribbles de Jérémy Ménez et à l’adresse devant le but de Zlatan Ibrahimovic. Hors de ceux deux joueurs, points d’inquiétude pour les autres équipes. Point de véritable buteur, pas de jeu offensif made in Paris (comme on a pu le connaître avec Nantes à une certaine époque), rien. Le système Ancelotti c’est un long ballon sur lequel Ménez (et maintenant Lavezzi) doit s’arracher pour récupérer le ballon et essayer de prendre de vitesse la défense hommage au fameux quick & rush qui sévit encore sur les pelouses de Premier League. Bien utile d’avoir des joueurs plutôt fin techniquement comme on peut l’avoir actuellement, recrutons des coureurs de 100 mètres ! Les neufs rennais restant sur la pelouse après l’expulsion de Makoun n’ont jamais semblé être inquiété de l’infériorité numérique (si ce n’est sur les actions successives barre-poteau d’Hoarau et Pastore). Sans inspiration, les onze parisien auraient ainsi pu jouer pendant encore 90 minutes sans trouver la faille.

Comme nous l’avons déjà avancé, le PSG à la manière du Milan AC de Kakà et Shevchenko, va énormément dépendre de l’état de forme de ses principaux joueurs. Encore plus même car les anciens clubs d’Ancelotti (tel que le Milan) disposait d’effectif de qualité avec des joueurs capables d’assurer l’intérim des joueurs clés (tel qu’Inzaghi) ce que nous n’avons clairement pas à Paris. Après sa prestation d’hier, Hoarau a certainement scellé son avenir au club en affichant des lacunes effarantes (tête raté alors qu’il est à moins de cinq mètres cinquante et une reprise manqué assez inexplicablement). Conformément à son habitude, Sirigu affiche des signes assez inquiétant dans l’appréciation des trajectoires de balles aériennes. De plus, le placement de son mur sur le coup-franc de Féret prêt à l’interrogation. Alessandrini (gaucher) et Ferret (droitier) se présentent pour frapper le coup-franc situer à une vingtaine de mètres de la surface sur le côté gauche du but de Sirigu. Le coup-franc semble idéal pour un gaucher et Sirigu semble privilégier cette option sans prendre en compte la présence de Féret. Le mur ne couvrant pas assez l’angle sur la gauche du but, Féret en profite pour glisser un ballon enroulé par ce côté.

Des choix suspects

Van der Wiel étant suspendu et Jallet blessé, Ancelotti a choisi de titulariser Camara dans le couloir droit. Pas vraiment reconnu pour la qualité de ces centres, celui n’a rien apporté offensivement. Il aurait pu opter pour un latéral de métier quitte à titulariser Armand à droit ou faire appel à la réserve ! Le poste de sentinelle d’habitude dévoué à Verratti nécessite certaine qualité indispensable pour y exceller. Modèle du genre, Pirlo est un joueur habile avec le ballon capable de garder son sang-froid devant le pressing des adversaires, les effacés et adressé une passe parfaite à 70 mètres. Dès lors pourquoi avoir choisi de titulariser Matuidi à un poste qui semble diamétralement opposé à ses qualités d’abnégation et de gratteur de ballons ?

Autre point d’interrogation, les blessures à répétition des joueurs de l’effectif parisien soulève des questions quant à la gestion des joueurs et à la charge de travail qu’ils subissent. Le cas Thiago Motta étant le parfait exemple.

Qu’avez-vous pensez de prestation humiliante des parisiens ce week-end face au Stade de Rennes ? Laissez-nous vos impressions dans les commentaires.

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