Les buteurs historiques du PSG

Nous avons choisi dans cet article de nous consacrer à l’étude des buteurs historiques du PSG. Nous avons tenté de mesurer, à l’aide du concept de volatilité, la régularité des performances de ces joueurs pendant leur période parisienne. Si vous n’avez pas lu l’introduction aux mathématiques du football, allez y faire un tour, les notions qui y sont présentées vous seront très utiles.

Le concept

L’élément essentiel à prendre en compte dans cet article des mathématiques du football est que nous avons eu à comparer des joueurs ayant évolué à Paris durant des époques différentes (de 1973 à 2015) et sur des périodes de temps plus ou moins longues (de deux à dix saisons au PSG).

Tableau buteurs

Pour que les résultats soient les plus exploitables possibles statistiquement parlant, nous avons tenté de réduire le biais du nombre de saisons passées au PSG en ne retenant dans un premier temps que les meilleurs buteurs qui avaient effectué cinq saisons au club ou plus.

Buteurs historiques du PSG

Résultats

La palme d’or du « meilleur » buteur (on entend par « meilleur » buteur celui qui offre le couple « moyenne de buts par saison/volatilité » le plus intéressant) revient sans contestation possible à l’incontournable Pedro Miguel Pauleta qui, en 5 saisons, a marqué la bagatelle de 109 buts toutes compétitions confondues avec le PSG. Non content d’avoir le meilleur ratio moyen de buts par saison, et de loin, l’Aigle des Açores est également le buteur le plus régulier de l’échantillon avec une volatilité de 20%. Notons que ces performances remarquables ont en plus été réalisées à une période où le PSG figurait régulièrement dans le ventre mou du classement de L1 (hormis pour 2003-2004 avec une seconde place au classement), elles sont donc d’autant plus significatives de l’influence du buteur portugais sur les résultats parisiens. On peut statistiquement classer Pauleta au sommet de la hiérarchie des meilleurs attaquants fidèles au club que le PSG ait connu depuis sa création.

Après l’intouchable Pauleta, on trouve, sur une même ligne, du plus régulier et moins prolifique au moins régulier et plus prolifique Raì, Rocheteau et M’Pelé. Ces trois joueurs ont à leur actif entre cinq et sept saisons avec le PSG avec des profils « moyenne de buts par saison/volatilité » différents. Raì et Rocheteau avec environ 14 buts par saison chacun marquaient moins que M’Pelé et ses 15,8 buts par saison. Parmi ces trois joueurs, Raì était le plus régulier dans ses performances avec une volatilité de 25% contre 41% pour Rocheteau et 53% pour M’pelé, qui avait marqué lors de la saison 74/75 la bagatelle de 31 buts pour finir lors de sa dernière année parisienne en 78/79 avec 5 malheureux buts au compteur.

Les deux derniers joueurs de notre échantillon, Safet Susic et « Mouss » Dahleb sont restés respectivement neuf et dix saisons au club. Ils sont parmi les attaquants les plus fidèles au club de la capitale et ont donc logiquement les moyennes de buts par saison les plus faibles de l’échantillon car, comme toujours, il est nécessaire de sacrifier de la performance pour durer. Au niveau de la régularité, Susic (le moins performant) est le plus constant avec une volatilité légèrement supérieure à celle de Raì aux alentours des 45% contre 62% pour Dahleb, que l’on peut voir comme le « moins bon » des meilleurs !

Les joueurs à moins de cinq saisons à Paris: Zlatan détrône Pauleta

Nous allons maintenant présenter quatre joueurs qui font également partie de l’histoire parisienne puisqu’ils sont présents dans le classement des meilleurs buteurs du club à savoir Zlatan Ibrahimovic, meilleur buteur de l’histoire du club alors qu’il entame seulement sa quatrième saison, Carlos Bianchi, Hoarau et Mister George Weah. Pour la petite histoire, si on devait le classer, on trouverait dans les meilleurs buteurs du PSG le fameux « CSC » – buts contre son camp – en 6ème position avec 89 buts sur 46 saisons ! On tenait évidemment à féliciter tous les joueurs adverses qui ont contribué à ces autogoals.

Buteurs moins de 5 saisons

Ici, nous ne parlerons pas de volatilité des buteurs car sur moins de cinq saisons elle est très faiblement significative d’un point de vue statistique et donc relativement peu exploitable. Nous avons tout de même trouvé intéressant de rappeler les chiffres de ces quatre grands joueurs (oui, Hoarau est grand, il fait 1m92).

Zlatan Ibrahimovic est numéro un en termes de buts marqués et pour l’instant numéro deux en termes de ratio buts/saison avec 35 buts marqués en moyenne sur trois saisons exceptionnelles.

Il détrônera peut-être l’Argentin Carlos Bianchi qui avait longtemps surclassé tous les buteurs du PSG avec une moyenne de 35,5 buts par saison sur 80 matchs disputés, et le ratio exceptionnel de 37 buts en 38 matchs de championnat la première saison ! Sacré deux fois meilleur buteur du championnat en deux petites saisons sous les couleurs parisiennes, Bianchi avait ensuite quitté le club pour rejoindre Strasbourg, champion en titre, pour une saison, avant de retourner en Argentine dans son club de cœur, le Velez Sarsfield.

Hoarau et Weah viennent compléter ce panel des meilleurs buteurs du club. Hoarau, resté quatre saisons et demi au club avant son exil chinois, totalise 56 buts sous les couleurs parisiennes avec une moyenne de 12 buts par saison. Mister George Weah ferme le bal de ces joueurs mythiques avec 55 réalisations en 3 saisons et un rythme moyen assez conséquent de 18 pions par saison. Nous n’aurions pas pu conclure cet article sans tirer un grand coup de chapeau à tous les joueurs présents dans ce papier et à tous les autres qui ont participé à écrire l’histoire du Paris Saint Germain !

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

Vous aimerez aussi

2 Commentaires

  1. SamY

    Tout à fait phane, ta remarque est pertinente et la vol sur les matchs est une mesure plus fine que celle sur les saisons (on a beaucoup plus de données pour les calculs et on a donc une vision plus précise). On utilisera donc la volatilité sur les matchs dans un contexte historique court et récent avec des données précises et facilement accessibles. Par contre, pour une étude sur une période plus longue avec des données historiques parfois manquantes, on a préféré passer sur des vues par saison afin de diminuer les biais

  2. phane

    interessant, mais est ce que la volatilité sur les matches ne serait pas plus pertinente que la volatilité sur plusieurs saisons?
    un gars qui met ses 15 ou 20 pions par saison, mais en multipliant les doublés ou les triplés d’une part et les copies blanches d’autre part est moins interessant qu’un gars qui n’en met que 10 ou 12, mais les distille tout au long de la saison non?

Répondre