Les Olympiques, Hauts-lieux de désolation

Malgré la différence au classement, les saisons des deux Olympiques se ressemblent. A l’image de la finale de la Coupe de Ligue, leur niveau de jeu est médiocre, pour ne pas dire à chier. Marseille est plus proche de la relégation que du haut du tableau, un vrai scandale pour une équipe, qui plus est le vice-champion de France de Ligue 1, avec un tel budget. Quant à Lyon, qui sera le sujet principal, sa quatrième place occulte des carences inacceptables pour un prétendant au titre.

La défaite en finale de Coupe de la Ligue n’a rien changé, et je ne pense pas qu’une victoire aurait permis de finir la saison sur les chapeaux de roue. Contrairement à ce que certains pensent, Lyon n’a pas un problème d’état d’esprit mais d’équilibre de jeu et de qualité individuelle. Le 4-4-2, utilisé depuis le milieu de saison par Rémi Garde, semblait faire gagner l’OL alors en perte de vitesse. Pourquoi ne fonctionne-t-il plus aujourd’hui ? Plusieurs explications :

– La Défense : le problème, quel que soit le dispositif de jeu, est récurrent. Pas de stabilité dans la composition du duo central, avec des joueurs extrêmement jeunes et d’autres beaucoup trop vieux. Le dernier match contre Lorient illustre parfaitement à quel point elle est fébrile. Comme à chaque match, la rédemption vient de l’opportunisme offensif de l’OL.

– Attaquants moins en vue : Gomis, Lisandro et Bastos sont les grands artisans des victoires de l’OL. Lisandro pèse moins dans le jeu, Bastos ne centre plus et Gomis est trop occupé à récupérer les transversales imprécises de ses partenaires. Lyon a gardé sa cage inviolée 5 fois cette saison. Seuls les relégables ont cette statistique. Alors quand les attaquants lèvent le pied, les points s’envolent.

– Un milieu en bout de course : Gonalons et Kallstrom jouent tous les matchs, et sont obligés de défendre en permanence puis de faire le jeu quand Lyon a la balle. La réalité saute aux yeux : ni l’un, ni l’autre n’ont le talent et la capacité physique nécessaire pour assumer ces deux tâches. Quand Grenier joue avec Kallstrom à gauche, la défense est affaiblie et Kallstrom n’est pas content. Parfois, cela fonctionnait, car le suédois jouait assez bas pour compenser les carences défensives et Lisandro penchait à gauche pour combler l’absence de joueur sur le couloir. Mais à terme, cette solution n’est pas viable car le bloc joue trop bas et Grenier ne peut pas construire le jeu s’il part de sa surface.

– Enfin, le coaching incompréhensible : Titulariser J. Briand. Cette phrase seule me fait trembler, à l’idée de voir encore et toujours un joueur, sans technique ni confiance, qui n’apporte que sa présence défensive. Alors que Lacazette monte en puissance, c’est Briand qui commence les matchs pour, à chaque fois, nous refaire sa version moderne des Misérables. Mais il n’est pas la seule aberration. Contre Toulouse, la défense était composée d’Umtiti à gauche, Cris et Koné au centre, et Dabo à gauche. De quoi faire pisser dans son froc Casanova. Erreur payé cash : 3-0, « Ciao, et bon dimanche ».

Alors qu’est-ce qu’on fait ? On serre les dents. On ne trouve pas une solution à quelques journées de la fin, soyons réalistes. Marseille a son trophée, et Lyon aura peut-être le sien ce weekend, si toutefois Quevilly joue mal. Le boulanger du coin pourrait bien faire tourner Cris et son déambulateur en bourrique. Quant à la troisième place, cela paraît largement compromis. L’équipe Lilloise fait preuve d’une belle solidité et pourrait bien être l’arbitre du titre de Ligue 1, à défaut de pouvoir le gagner.

Par Maxime

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