OM 2-3 PSG: le fil du match

Un match à 6 points, une ambiance de fadas, le reste des résultats connus, un stade plein, de vrais tifos, et des équipes quasiment au complet. Ce Classico s’annonçait magnifique.

3e: Morel comprend sur une accélération de Zlatan que la soirée va être longue. C’est sans dégâts côté marseillais.

4e: Ayew se met déjà en difficulté avec un tacle à deux pieds décollés sur Verratti et évite miraculeusement le jaune. Il devra se méfier car il est tout de même repris verbalement par Mr Buquet, l’arbitre de la rencontre. Niveau jeu les deux équipes arrivent à chaque fois à ressortir proprement, mais rien n’est cadré.

8e: on sent que Mr Buquet ne veut pas déroger à la règle. Il avertit Romao pour sa tête de coupable après une intervention musclée sur le fantôme d’Ibra.

11e: passe lumineuse de Verratti qui trouve Pastore en profondeur. El Flaco tente sa chance et ne voit pas le grand Suédois qui s’agitait dans l’axe. Sa tentative n’est pas cadrée.

14e: coup franc pour Payet aux abords de la surface parisienne. C’est sensé être dangereux mais ça finit dans le mur puis dans le ciel. Dans la foulée les azuréens gagnent un corner que Lemina récupère seul à la ramasse. Il expédie le cuir sur le toit ondulé du Vélodrome !

18e: Paris bénéficie à son tour d’un corner mais trop de bagarre dans la surface, c’est dégagé en catastrophe.

22e: Marseille subit et souffre. C’est cette fois Fanni qui est cartonné. Le marquage strict est compliqué car l’OM devient un club d’athlétisme, les joueurs courent beaucoup mais ne proposent pas de jeu. On voit quelques beaux gestes mais les blocs ne bougent pas ensemble.

30e: Marseille joue moche mais sur un une-deux d’un latéral à l’autre du terrain, Gignac se trouve à la réception d’un centre de Payet. Il grimpe sur Marquinhos et catapulte la balle dans les filets parisiens. 1-0, le stade est en fusion !!!

32e: Paris se remet à peine de cette gifle et doit voir sortir le touffu David Luiz qui se claque dans une course au duel avec le bon Gignac. Il manquera certainement les prochaines échéances parisiennes. Coup dur pour le PSG, d’autant que c’est Van der Wiel qui se lève du banc pour le remplacer. Marquinhos glisse quant à lui dans l’axe.

35e: sur une énième action parisienne, Matuidi feinte habilement et fait danser Dja Djédjé aux abords de sa surface avant d’envoyer un amour d’enroulé DU PIED DROIT dans la lucarne de Mandanda qui ne peut qu’effleurer le ballon. 1-1, seules les cigales se font désormais entendre du côté du Vélodrome.

43e: Paris est relax, fait tourner, joue tranquillement à la baballe et finit par se faire surprendre. Pastore vient chercher le ballon au milieu de terrain et ne sent pas Romao dans son dos. Le milieu de l’OM récupère et trouve Gignac tout seul en profondeur. Le buteur ne se fait pas prier pour ajuster Sirigu et redonner l’avantage aux siens (2-1).

45e: dans tous les bons coups, Gignac vient couper de la tête un bon centre de Payet forçant Sirigu à sortir la claquette ! La mi-temps arrive à point nommé pour les parisiens.

48e: Ibra, totalement perdu dans cette rencontre, se charge d’un coup-franc aux 25m. Le Suédois glisse en frappant mais sa bonne étoile fait arriver la balle dans les pieds de Marquinhos seul aux 6m qui égalise sans pitié. Paris a de la ressource et le prouve dès le retour des vestiaires. 2-2, tout est à refaire pour les Olympiens.

51e: à peine le temps de digérer l’égalisation que Pastore accélère côté gauche, dépose Romao, et cherche Ibra dans la surface. Morel, en bon défenseur, devance Zlatan à la réception du centre et donne l’avantage à Paris en détournant le cuir dans ses propres filets d’un tacle malheureux (2-3). Toujours premier au duel qu’il disait.

53e: Aulas doit baver devant son écran, lui qui espérait un nul entre les deux équipes. Le discours de Blanc dans le vestiaire semble avoir été efficace, Paris joue enfin à son niveau et a su réagir rapidement.

55e: Marquinhos touche le ballon de la main dans sa surface de façon assez évidente, mais Mr Buquet semble cligner des yeux à ce moment là. Marseille peut se sentir lésé vu que ça aurait pu se siffler mais bon, il paraît que ça s’équilibre sur la saison…

58e: Cavani qui aura été particulièrement mauvais ce soir, sort boudeur et met l’autorité de Blanc à mal. Un clown chassant l’autre, il est remplacé par Lavezzi. La réplique marseillaise de la crise de la sortie intervient cinq petites minutes plus tard quand Thauvin doit laisser sa place à Ocampos.

65e: ça pousse côté PSG avec notamment Matuidi qui bute sur Mandanda ou Lavezzi, trop court sur un ballon de l’infatigable Matuidi, au four et au moulin. En même temps, Zlatan, lui, traîne comme une âme en peine, ne participe plus au jeu vers l’avant et se fait bouffer à chaque duel. Laurent, fais quelque chose !

66e: JP27 est trouvé côté gauche tout seul, il se réaxe, crochète un marseillais, rentre intérieur, et déclenche une frappe à 8m du but… à côté ! Dans la foulée, Morel devance une nouvelle fois Zlatan, mais c’est cette fois-ci bénéfique à l’OM, le marseillais remportant son duel au milieu du terrain. Lavezzi peine à se replacer, il a l’air lui-aussi cramé alors qu’il n’est entré qu’il y a 8 minutes. La soirée a dû être rude.

71e: changements encore, le Fada sort Ayew et Gignac pour lancer Alessandrini et Batshuayi. Sur un bon centre de Mendy, Marquinhos sauve le coup devant Batshuayi alors que Sirigu était passé au travers en tentant la dédicace à Superman.

75e: Motta semble se blesser, mais décide de rester sur le terrain. Sûrement une technique d’Italien.

76e: alors que Pastore régale, les marseillais avec Brice Dja Djédjé envoient un centre très tendu mais la balle file devant Ocampos, trop court. El Flaco sort à la 81e pour voir entrer Rabiot, c’est le 3e et dernier changement parisien.

82e: Morel glisse et perd le ballon côté gauche devant Verratti qui file au but. Le jeune Italien tergiverse comme un puceau lors du grand soir alors que le coup était pourtant bon à jouer. Dans la foulée, Rabiot sert Ibra dans la surface, Big Nose envoie une chouquette du gauche mais Mandanda répond d’une main ferme. On était proches du K.O.

89e: Motta se claque tout seul et doit laisser ses partenaires à 10 pour les cinq minutes d’arrêts de jeu. Cette fois, ce n’est pas de la comédie. Sur le banc, Laurent Blanc tire une gueule étrange entre l’énervement d’avoir perdu un nouveau joueur et le stress de la fin de rencontre.

Le temps additionnel ne change rien et Paris remporte cette victoire ô combien précieuse ! Cela faisait de toute façon bien longtemps que le PSG ne perdait plus face à l’OM. Gros point noir côté PSG, la blessure de David Luiz qui nous laisse rêveurs quant au potentiel duel Neymar-Van der Wiel au Camp Nou. Tout un programme.

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A propos de l'auteur

Romantique du Football qui aime le beau geste et considère ce sport comme de la poésie en mouvement. Fan de Pelé, Papin, Rooney et CriCri... il aurait mis près de 1037 buts depuis qu'il a signé sa première licence

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