OM-OL : double Impact !

L’Olympico n’était pas programmé pour être un des grands affrontements de cette saison, mais en attendant le match Mayweather-Pacquiao, on va regarder ce OM-OL à la lumière de la défaite de Paris.

Dès le début on est dedans et il n’y aura pas de round d’observation. La cloche a à peine sonné et Marseille attaque de bon cœur. C’est une équipe conquérante qui n’est pas chez elle pour subir. Dès la 2e Gignac n’est pas loin de provoquer une crise cardiaque à Aulas mais il est un peu court. Ca se rend coup pour coup et à la 8e c’est Lacazette qui manque de mettre un uppercut gagnant, mais Mandanda s’interpose.

Dja Djédjé et Mendy sont positionnés très haut et contrecarrent en ce début les directs lyonnais. Il y a du mouvement, les équipes se tournent autour et les coups font mal. Celui qui gagnera le match prendra un ascendant psychologique mais surtout profitera des résultats du week-end.

Les phocéens veulent étouffer l’adversaire et font preuve d’une bonne agressivité, celle du début de saison. Thauvin est remis du KO dans lequel on le voit depuis 4 semaines ; il distribue les coups et les ballons comme à la 22e où Ayew se retrouve face Lopes qui renvoie.

29e : Gignac récupère un centre de Mendy qu’il boxe du front mais Lopez (encore lui) balance en corner. Les lyonnais jouent en garde basse et il semble qu’ils peuvent manger une mandale à tout moment, mais attention, les gones ne sont pas à cette place par hasard, ils peuvent riposter.

34e : Payet à la baguette, jab, jab, crochets puis il sert Thauvin qui s’infiltre. Il semble accroché dans la surface mais le juge ne dit rien. Lyon semble dans les cordes mais ne titube pas non plus car Bedimo et Rose veillent au grain !

44e : Ghezzal censé remplacer Gourcuff l’a joué poids léger et échange sa place avec le non moins jeune Njié qui entre avec l’œil du tigre. C’est ce dernier choix tactique qui conclut une mi-temps qui donne l’avantage aux points à Bielsa et ses hommes.

En ce second round, il faut attendre la 50e pour que les protagonistes accélèrent. Débordements, frappes non cadrées et coup-francs : c’est plaisant mais pas violent. A la 64e on sent un frisson parcourir les gradins quand, sur un coup franc de Fekir, Lacazette reprend à bout portant. Ce n’est que le cuir du ballon qui arrive sur le menton de Mandanda.

Ça s’anime et à la 66e, Umtiti enlève de peu le ballon devant Ayew. A la 70e, Gignac profite d’une feinte sur Umtiti et file vers Lopez. Il résiste, ajuste, mais les gants adverses renvoient sur le poteau…

Les équipes n’y arrivent pas mais tout peut basculer en un instant. Comme à la 80e sur cet enchaînement Payet-Ocampos qui fait reculer Lyon dans un coin pour encaisser les coups de butoir, toujours debout.  Deux minutes plus tard, l’OM croit à la délivrance sur une confusion devant la ligne suite à une tête de Batshuayi prolongée par Ocampos. Avec le « hawk eye » il y aurait certainement eu but mais avec des « si » on mettrait Paris à plusieurs points derrière…

85e: un très bon Morel tacle en retard Gonalons et mérite un rouge davantage pour la dangerosité du geste que pour une volonté de nuire, il peut aller à la douche.

88e: c’est à l’instinct que Mandanda esquive une frappe de Tolisso pour la mettre hors du cadre : Marseille évite le hold up !!!

On file lentement vers la fin du match qui se termine donc sur ce 0-0. Reste à savoir à qui profite le plus ce bon point pris. C’est Paris qui finalement se frotte les mains, mais aussi Monaco qui reste en embuscade avec le podium en vue. A vous les studios !

A propos de l'auteur

Romantique du Football qui aime le beau geste et considère ce sport comme de la poésie en mouvement. Fan de Pelé, Papin, Rooney et CriCri... il aurait mis près de 1037 buts depuis qu'il a signé sa première licence

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