On a assisté au match de Serge Aurier en CFA

Samedi 19 mars, 16h au Camp des Loges. La réserve du PSG joue l’AS Poissy pour le compte de la 22è journée de CFA. Un match à première vue ordinaire entre un PSG mal classé et les leaders du groupe A, emmenés par leur coach Nordine Kourichi.  Un match ordinaire à première vue seulement car, sur la pelouse, un joueur attire tous les regards. Il s’agit évidemment  du latéral parisien Serge Aurier, titularisé pour la première fois en CFA depuis son affaire de Periscope. Les Esthètes du Foot y étaient, en sous-marin.

Aurier CFA

Aurier, l’attraction de la rencontre

Arrivés quelques minutes à la bourre, on choisit rapidement l’option tribunes histoire de mieux voir et de pouvoir shooter quelques photos. On monte en haut de gradins, c’est blindé, tant pis, on restera debout à côté des commentateurs radio, des photographes et autres cameraman qui se sont appropriés le dernier étage. Au bord du terrain, une grosse partie du public anormalement nombreux pour un match de CFA s’est regroupé le long du couloir droit parisien, tiens tiens. Serge est bien là, titulaire au poste de latéral droit, facilement reconnaissable avec sa petite touche péroxydée dans les cheveux. Il y a toujours 0-0 et on n’a rien manqué, en même temps, le match a débuté depuis seulement 2 minutes. Hervin Ongenda est également titulaire chez les Rouge et Bleu.

Le jeu est agréable à suivre et ce sont les jaunes de l’AS Poissy qui se montrent les plus dangereux. Le numéro 10 se présente face au gardien du PSG et voit Aurier revenir in extremis d’un tacle bien senti qui préserve les buts parisiens. Offensivement, le latéral se montre intéressant, il adresse notamment deux bons centres que ne parviennent pas à négocier les offensifs parisiens.

Aurier | PSG - AS Poissy

Défensivement, c’est plus inégal, Aurier perdant le duel physique face au remuant numéro 10 de Poissy Yannick Mamilonne à la 43e minute et ne devant son salut qu’à la maladresse salvatrice de l’attaquant à la dégaine de Frédéric Piquionne.

Kurzawa, Matuidi, Rabiot et Nasser en tribunes

En tribunes, c’est le défilé des joueurs de l’équipe première. C’est d’abord Kurzawa, sappé comme jamais, casquette et capuche vissées sur la tête, qui vient prendre place dans les gradins. « Regarde regarde, y’a Kurzawa » s’extasient les mômes. Le latéral gauche est ensuite suppléé tour à tour par Matuidi, Kimpembe, Rabiot le babtou pas fragile accompagné de sa maman (véridique), et même Nasser en fin de rencontre. Le guez Sirigu n’est quant à lui pas passé voir son poto Serge.

Niveau sécurité, ça ne blague pas, outre les arrivées des joueurs encadrés par des golgothes, attention à ne pas trop approcher les joueurs. L’enfant qui tente le selfie en venant se poster devant Matuidi l’apprendra à ses dépens en se faisant gentiment éconduire par un vigile. Quand le petit assis à côté de Rabiot lui demande s’il jouera contre Manchester City, l’intéressé sourit : « C‘est le coach qui fait l’équipe, je ne sais pas encore »…

Au vu du froid, on opte à la mi-temps pour la pause buvette. Là-bas, c’est la cohue, et l’affluence anormale du jour n’a pas été bien anticipée en termes de gestion des stocks. Plus de sandwichs, comment ça plus de sandwichs ? On repart donc avec un café et un snickers histoire de lutter contre le froid mordant de Saint-Germain en Laye.

Ongenda penalty

Poissy craque en deuxième période

La deuxième période démarre mal pour les hommes de Kourichi puisque suite à une main de Mourad Moussaoui en taclant dans sa surface, l’arbitre désigne logiquement le point de penalty. Ongenda le transforme d’un tir parfait et ouvre le score pour les hommes de Laurent Huard à la 51e.

1-0 pour le PSG, l’AS Poissy pousse toujours et se crée quelques grosses occasions par Mamilonne qui manque de lucidité dans le dernier geste. Aurier cède sa place après une demi-heure discrète mais appliquée, la majorité des offensives de Poissy passant par le côté gauche parisien. Les jaunes poussent notamment après l’entrée de Fabien Raddas, intéressant à droite, mais ils finissent par se faire surprendre à la 82e.

Alors qu’ils jouent un coup-franc dans le camp du PSG, les joueurs de Poissy perdent bêtement le ballon et permettent aux parisiens de lancer un contre assassin conclu victorieusement par Edouard pour le but du break. 2-0, Poissy a la tête dans le sac et encaisse même un troisième but en toute fin de rencontre par Taufflieb qui porte le score à 3-0. Un score bien lourd au vu des occasions franches non converties par les joueurs de l’AS Poissy qui auraient certainement mérité mieux mais qui restent leaders du championnat.

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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