Paris assure l'essentiel contre Montpellier (1-0)

PSG MHSC

À trois jours de son choc contre le FC Barcelone en Ligue des Champions, le PSG a assuré l’essentiel en battant Montpellier sur le score de 1-0 au Parc des Princes pour le compte de la 30è journée de L1. Auteurs d’un match maîtrisé mais sans grande réussite dans la finition, les hommes d’Ancelotti s’offrent une confortable avance de 8 points sur leur dauphin lyonnais.

Dominer n’est pas gagner

Il aura fallu à peine quarante secondes de jeu pour voir le match démarrer avec une grosse occasion parisienne. Sur une superbe passe entre les défenseurs, Maxwell servait Chantôme, idéalement décalé aux 10m, mais le milieu parisien manquait incroyablement le cadre d’un intérieur du pied mal maîtrisé (1è). Le PSG, qui évoluait en 4-4-2 avec un Matuidi et un Verratti très agressifs à la récupération, manquait là, la première d’une longue série d’occasions stériles qui s’enchaîneraient tout au long de la rencontre. La première demi-heure vit les Parisiens dominer et tenter quelques coups, notamment par l’intermédiaire de Zlatan (10è, 28è) qui se signalait en frappant fort mais sans trouver le cadre. Les Montpellierains, harcelés au milieu de terrain, réagissaient en contre. Utaka alertait Sirigu une première fois après une mauvaise relance dans l’axe de Thiago Silva (3è), Alex devait intervenir devant Cabella sur un bon centre de Camara (19è) avant que Charbonnier ne déclenche une frappe soudaine mais largement hors cadre (25è).

La fin de la première période tournait largement à l’avantage des Parisiens de plus en plus dangereux notamment sur des ballons dans le dos de la défense héraultaise mais qui manquaient de justesse pour déboucher sur des occasions concrètes. Thiago Silva trouvait alors un excellent Jourdren sur son chemin alors que sa tête piquée prenait le chemin du petit filet (30è) avant qu’Alex ne lui donne la réplique sur corner, là encore avec Jourdren sur sa trajectoire. Paris ne parvenait pas à prendre l’avantage malgré un contre bien mené par Pastore, qui transmettait à Ménez qui lui-même décalait Zlatan seul face au portier du MHSC (39è). Le Suédois absolument seul précipitait sa frappe et envoyait mollement le ballon dans les bras de Jourdren. Le pressing haut du PSG gênait considérablement le jeu des hommes de Girard qui se reposaient sur quelques éclats et percussions de Cabella et Belhanda, tous deux assez remuants.

Le banc parisien fait la différence

La seconde période démarrait par un véritable assaut des buts montpellierains. Matuidi débordait rapidement côté gauche et jouait le une-deux avec Zlatan pour décaler Van der Wiel lancé en pleine course pour une frappe…largement au-dessus (47è). Ibra, dans tous les bons coups parisiens, trouvait ensuite un angle de passe parfait pour créer le décalage et permettre à Van der Wiel de centrer fort devant le but mais Ménez était trop juste pour couper la trajectoire du ballon (51è). Le Suédois remisait une minute plus tard de la tête pour Ménez qui frappait de volée à l’entrée de surface mais sans cadrer (52è). Les Montpellierains acculés tentaient de sortir la tête de l’eau  et proposaient une  première réaction côté droit. Camara effaçait Maxwell d’un crochet et centrait pour Belhanda dont la reprise à bout portant était contrée par un excellent retour de Van der Wiel. Les Parisiens n’avaient pas été capables de convertir la moindre occasion et au vu de leurs opportunités ils pouvaient regretter que le score soit toujours nul et vierge. Le rythme des occasions diminuait et le match baissait d’intensité jusqu’à ce que les deux coachs n’opèrent à des changements.

Cabella, de retour de blessure et auteur d’un bon match cédait sa place à l’heure de jeu à Martin puis à la 72è quatre changements laissaient espérer une fin de rencontre mouvementée. Girard remplaçait ses hommes poste pour poste, Herrera prenant la place de Charbonnier et Dabo celle de Stambouli alors qu’Ancelotti optait pour l’offensive. Beckham entrait pour Verratti et Gameiro pour Chantôme, Ménez glissant dans le couloir droit et laissant l’ancien merlu devant avec Zlatan. Le choix du Mister s’avérait payant puisque c’est Gameiro qui débloquait la situation à la 81è minute. Après une ouverture de Beckham mal négociée par Hilton, Ménez récupèrait le ballon au milieu de terrain, lançait la contre-attaque et décalait parfaitement Ibra sur sa gauche. Le Suédois remettait alors intelligemment le ballon pour Gameiro aux 6m qui n’avait plus qu’à pousser le cuir au fond des filets pour faire exploser le Parc des Princes. Jallet remplaçait Ménez pour préserver le résultat et Paris parvenait à se remettre sur le chemin de la victoire en championnat après le nul contre Saint-Etienne.

Le PSG compte donc 8 points d’avance sur son poursuivant direct l’OL avec un match en plus. A sept rencontres du terme du championnat, les hommes de Rémy Garde auront l’occasion de revenir à cinq longueurs des parisiens en cas de victoire dimanche contre Sochaux. Le sprint final est bel et bien lancé.

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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