Paris déçoit et s'incline à Reims

Reims PSG

Dans l’enchaînement d’une semaine marquée par deux « Clasico » contre l’OM remportés sur le même score (2-0), le PSG, leader, se déplaçait à Reims (17è) pour le compte de la 27è journée de Ligue 1.  Après avoir fait tourner son équipe type mercredi soir Carlo Ancelotti avait décidé d’aligner une équipe type à l’exception des latéraux Jallet (blessé) et Maxwell (repos), et le PSG a sombré, s’inclinant 1-0 face à une valeureuse équipe de Reims pourtant privée de son capitaine emblématique Tacalfred.

Des Rémois solidaires et décomplexés

Dès le début de la rencontre, on a senti que les joueurs du stade de Reims allaient vendre chèrement leur peau. Plus incisifs que les Parisiens, les Rémois ont profité du manque d’agressivité des milieux et des défenseurs de la capitale pour se créer quelques situations de frappe. Devaux (16è) ou Signorino (19è) se mettaient ainsi rapidement en évidence par des frappes, répondant ainsi à la première occasion dangereuse parisienne de Zlatan, bien décalé par Matuidi (13è) mais qui voyait Agassa s’interposer en deux temps.

Paris sombrait alors dans un jeu lent et stérile, les milieux ne suivant pas les contre-attaques et laissant un espace vide de 30 mètres entre eux et les deux attaquants parisiens Lavezzi et Ibra, incapables de créer du danger et qui se mettaient à décrocher sur les côtés pour toucher des ballons. Côté rémois c’est à l’envie que les situations se faisaient de plus en plus pressantes sur les buts de Sirigu, Diego s’infiltrant dans la surface parisienne comme dans du beurre pour frapper une fois encore à côté. Le manque de réalisme des locaux se faisait sentir à deux reprises sur corner quand Verratti contrait miraculeusement deux frappes dont une de Weber à 6 mètres alors que Sirigu était à terre (35è). Sur le contre, El Pocho Lavezzi bénéficiait d’un rebond favorable, devançait Signorino et partait seul au duel avec Agassa. Le gardien Rémois ne se livrait pas et l’Argentin ouvrait trop son pied pour attraper le cadre. Les Parisiens frôlaient en retour la catastrophe juste avant la pause sur un très bon centre de Fortes au second poteau coupé par Courtet juste au-dessus des buts de Sirigu.

Paris sombre à 11 contre 10

Dominés en première période avec une possession favorable aux locaux (56%) on espérait voir les Parisiens revenir avec de meilleures intentions et proposer plus de jeu. Zlatan se signalait d’ailleurs rapidement et pensait avoir ouvert le score sur une frappe du gauche après une superbe ouverture de Verratti mais Mr Kalt, guidé par son assistant, signalait à tort une position de hors-jeu du Suédois (48è). On assistait alors côté parisien à une succession de mauvais choix et d’approximations jusqu’à cette 60è minute où Glombard venait mettre une semelle sur Pastore. Déjà averti pour un tacle dangereux sur Pastore, le latéral droit regagnait les vestiaires, laissant ses partenaires terminer la rencontre à 10. Cette expulsion renforçait la solidarité des Rémois et l’engouement du public de Delaune qui poussait ses hommes à la moindre passe réussie.

Et ce qui devait arriver arriva : sur un corner obtenu par Fortes, Fofana déviait de la tête au second poteau pour Krychowiak qui s’était défait du marquage d’Alex pour venir pousser le ballon dans le but pour l’ouverture du score (64è). Malgré une dernière tentative de réaction parisienne par Lavezzi (70è) et les entrées successives décevantes de Beckham (65è), Ménez (67è) et Gameiro (77è), les Rémois terminaient la rencontre en faisant le spectacle notamment sur une dernière percussion de Fortes (80è) qui humiliait Sakho puis enrhumait Alex avant de voir Sirigu détourner sa frappe. Les Parisiens, brouillons jusqu’à la fin à l’image d’un Beckham hors du coup ou d’un Van der Wiel très médiocre, affichaient même une certaine sorte de fatalisme, Ménez évoluant derrière tous les joueurs alors que Sakho et Alex étaient montés aux avant-postes.

A quatre jours de recevoir Valence en match retour de Ligue des Champions, les parisiens n’ont rien montré de satisfaisant sur la rencontre. Pas certain que ce genre de matchs soit la meilleure préparation avant un choc de cette importance. Il faudra faire beaucoup plus mercredi pour sortir les hommes d’Ernesto Valverde. Paris prend déjà le risque de voir revenir l’OL à égalité de points en cas de victoire demain contre Brest (14h) au stade Francis Le Blé.

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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