Paris, le trophée du réalisme

Trophees des champions 2013Samedi soir à Libreville, le PSG à remporté son premier titre de la saison avec ce trophée des champions, sorte de sous-trophée commercial tout juste bon à contenter un Aulas en dèche de gloire après une période d’hégémonie…mais passons. Les parisiens se sont imposés 2-1 face à des girondins décimés qui seront tout de même parvenus à garder leur but d’avance jusqu’à la 80è minute. Malgré une charnière centrale expérimentale et boîteuse Sertic-Sané et un groupe pas au top, les gigi n’ont pas concédé plus d’occasions franches que ça, la faute à qui/quoi?

Des girondins costauds et décomplexés

Les bordelais ne partaient certes pas favoris, c’est un doux euphémisme. Entre les « on va essayer de jouer au football » (sic), ou le »il y a un monde entre les deux équipes », on a rapidement compris que Gillot avait décidé d’aborder la rencontre sans pression.  A l’image de Maurice Belay (MB) ou d’un Boko, très bons samedi, l’effectif girondin s’est fait plaisir, jouant les contres à fonds et en exploitant merveilleusement deux. Celui qui amena le but de la tête de Saivet, 1m75, après un gros travail de MB, et celui qui aurait pu permettre à Poko de rentrer dans la légende au pays en ayant perforé un demi-terrain parisien avant de venir buter sur un Sirigu inspiré.

Quelques parisiens en-dessous 

Ne nous en cachons pas, Jallet et Pastore n’ont pas livré une belle prestation. Le premier souhaitait être au four et au moulin, il n’a au final été nulle part, laissant des trous dans son dos bien exploités par MB qu’il a eu disons…beaucoup de mal à contenir. Le second n’a même pas cherché à être quelque part. Hormis un bon ballon pour le sanglier Lavezzi, Javier a fait le con, entre passes moisies, talonnades malvenues et mollesse dans les duels, j’ai parfois cru retrouver ce Pastore mononucléosé sans envie ni passion. Pour son premier match officiel, Lolo Blanc ne s’est pas trompé, sortant l’argentin avant la fin de la rencontre pour le remplacer par le jeune Ongenda, ce « jeune qui n’est pas mal du tout » d’après Zlatan. Ongenda,18 ans et déjà décisif.

Un jeu parisien très axial

Le système tactique parisien lors de ce match à laissé beaucoup d’espace dans le dos des latéraux parisiens Jallet et Maxwell  sans pour autant que leur apport offensif s’en ressente positivement. Très peu de centres, des ailiers qui repiquent dans l’axe et un coeur de jeu très / trop dense avec des joueurs qui semblent se marcher sur les pieds. Voilà la carence parisienne du match. Le rôle de Motta au coeur du jeu parisien est ici intéressant à analyser puisque l’italo brésilien privilégie d’abord le jeu court et vertical dans les pieds, participant à cette concentration axiale alors qu’un Verratti offre un style de jeu plus en longueur. Le jeune italien est d’ailleurs à créditer d’une très bonne rentrée.

Un trophée supplémentaire arraché dans les derniers instants et sans nécessairement briller collectivement ou individuellement, ce PSG 2013-2014 démarre sa saison avec du caractère et beaucoup de réussite. Que demande le peuple ?

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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