PSG 2 – 0 Saint Etienne: les notes des parisiens

Sirigu (5,5): un match tranquille pour le portier parisien, rarement inquiété directement. Ses quelques interventions ont été bien réalisées, notamment sur un corner stéphanois sur lequel l’italien est allé plonger entre 3 stéphanois au second poteau. Il n’a pas eu à forcer son talent, et ce grâce à une défense pour une fois assez sereine.

Alex (5,5): bien présent défensivement, le brésilien n’a pas eu à trop s’employer pour maintenir la sécurité, les stéphanois n’étant que trop rarement parvenus à transférer le danger des côtés jusqu’à l’axe parisien. Appliqué à la relance, il a connu une soirée assez tranquille, même pas une petite intervention musclée ou un tacle engagé à se mettre sous la dent.

Camara (6): autant l’avouer d’emblée, quand j’ai vu que Zoum était titulaire, j’ai eu un pincement au coeur. En même temps, l’autre choix étant Lugano, j’ai rapidement serré les dents en me disant « ça aurait pu être pire ». Faute de voir pire, on a vu un très bon Zoum, concentré et solide derrière, et même décisif de la poitrine sur une des rares incursions d’Aubame dans la surface parisienne. On n’a absolument pas cru avoir sous les yeux un joueur à court de rythme, le défenseur parisien réussissant même la bagatelle de 43 passes sur les 44 totalisées au cours du match. Des stats « Mottaesques » dans la proportion (pas dans le nombre).

Jallet (6,5): je pourrais faire un copier/coller du paragraphe de Jallet après chaque match. Plus que le très bon niveau global affiché, c’est sa régularité que je trouve remarquable. Il est aujourd’hui un des tous meilleurs latéraux du championnat, et il est encore largement sous-côté. Hier soir, il a encore énormément apporté dans l’animation offensive tout en contenant les attaques stéphanoises. Passeur décisif pour Pastore sur le but du 2-0, l’infatigable au physique de marathonien anorexique est véritablement le poumon de l’équipe parisienne.

Armand (5,5): un bon match pour le latéral gauche parisien. Lui aussi à court de rythme, il n’a pas paru souffrir physiquement sur la longueur. Bon, effectivement le poids des ans s’est parfois fait sentir face à la vivacité d’un Sako mais le vétéran parisien a été très présent. Il est le second joueur du PSG en nombre de ballons touchés (83) après Motta (96) et, sans être transcendant, il a bien occupé le couloir et combiné proprement notamment avec Maxwell.

Motta (6): la plaque tournante de l’entrejeu parisien a distribué les ballons proprement à l’exception de quelques phases sur lesquelles on l’a senti moins concentré. Son carton jaune à la 30è pour un tacle par derrière sur Lemoine après une perte de balle facile en est l’exemple type. Quand Motta touche près de 100 ballons dans une rencontre, c’est que le milieu parisien a globalement dominé son sujet, ce qui s’est clairement ressenti dans le jeu. Un match précieux donc, sans être monstrueux pour autant.

Maxwell (5): titularisé à gauche du milieu à trois on a senti qu’il n’était pas à son poste de prédilection. Manquant d’impact dans la pure récupération, son aisance technique et les solutions qui s’offraient à lui lui ont toutefois permis de rendre une copie propre dans le jeu. Cuit dès la 50è minute et traînant la patte pour se replacer après une course « d’attaquant » (on aura tout vu), le Mister a décidé d’abréger ses souffrances en le remplaçant par Matuidi (non noté) à la 74è.

Bodmer (6): l’intermittent du milieu a bien travaillé dans l’entrejeu et a également amené son gabarit sur les coups de pied arrêtés défensifs. Précieux comme toujours grâce à son aisance technique et son jeu de passes courtes, il forme un tandem agréable à voir jouer avec Motta. 45è minute, « I believe I can flyyyyy, I believe I can touche the skyyyyy », Bodmer s’est envolé pour placer une volée magistrale dont lui seul a le secret mais n’est pas Ruffier qui veut ! Il a été remplacé après l’heure de jeu par Sissoko (non noté) qui a eu pour mission d’amener de l’impact et de conserver le score, ce qu’il est parvenu à faire sans trop de soucis.

Pastore (5): avec ce joueur, c’est toujours le même constat. On espère toujours le voir bonifier le jeu de ses partenaires et distribuer des caviars, et au lieu de ça le type nous balance des oeufs de lump. Pas du tout la même saveur, et pas le même tarif non plus. Au final on va se rendre compte qu’on a acheté le fils de Pippo Inzaghi, mais que pour le prix du transfert on aurait carrément pu se payer l’original (le père) avec un lifting des genoux et tout ce qui va avec. Plus sérieusement, El Flaco n’a pas été bon, loin de là, avec encore trop de déchets dans ses passes et peu de poids dans le jeu collectif parisien (seulement 56 ballons touchés et 24 perdus !!!) , mais il a eu le mérite de sortir de l’ombre à la 88è pour venir inscrire le but du 2-0 en coupant un centre appuyé de Jallet. Bravo au nez d’Ancelotti qui ne l’a pas sorti plus tôt, lui permettant de scorer et d’esquiver ainsi la sortie sous sifflets. (La note Footix, pour Youss: 6)

Nenê (5,5): j’ai trouvé le brésilien globalement décevant. Au vu de la domination parisienne dans le jeu, il aurait dû être beaucoup plus dangereux qu’il ne l’a été. Brouillon, il a foiré un tiers de son maigre total de 30 passes…même Ménez en a réalisé plus que lui (33 mais avec un peu plus de temps de jeu), c’est dire ! Hormis son but sur penalty à la 21è, il n’a que trop rarement été directement impliqué dans des actions dangereuses à part sur son centre pour Bodmer. Il a été remplacé par Hoarau (non noté) à la 80è, le grand tout maigre se distinguant par une frappe d’anorexique et un décalage astucieux pour Jallet sur le but de Pastore.

Ménez (6,5): il a cavalé, s’est littéralement fait découper à maintes reprises, s’est pris un jaune pour simulation à la 3è minute de jeu, a re-simulé quelques minutes après, a obtenu un péno inexistant « à la PES » après avoir bien foiré sa frappe, a touché le poteau… Bref, il nous a fait un match plein, sauf qu’il a absolument tout loupé face au but, tel un Mevlut Erding qui s’amuserait à tirer au but du pied gauche et les yeux bandés. La palme pour sa phrase à la mi-temps, à propos du penalty imaginaire: « si y’a pas faute là y’avait faute sur celle d’avant (ndlr: sa grosse simulation) ». Chapeau l’artiste !

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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