PSG 3 – 0 OGCN

Après l’élimination pathétique face à Evian il y a quatre jours en coupe de France, les Parisiens se présentaient ce soir pour le compte de la 33e journée de Ligue 1. Ancelotti, très nettement énervé après l’élimination avait prévenu que le groupe serait prêt. Le score de trois buts à zéro mais surtout la qualité du match indiquent qu’effectivement les Parisiens étaient motivés.

Dès le coup d’envoi, les Parisiens ont montré de bonnes dispositions en faisant preuve de beaucoup d’engagement. Pressant haute sur le pré dès la première minute, Matuidi chipe le ballon des pieds d’Anin,  Ibrahimovic récupère le ballon mais oublie de servir Ménez sur le coté droit de l’attaque. Les bonnes intentions annoncées par Ancelotti étaient donc bien réelles. Suite à une bonne combinaison lors de la 4e minute sur le côté gauche entre Maxwell et Ménez, Lavezzi récupère le ballon et change de coté pour trouver Pastore, qui sert Ibrahimovic par dessus la défense, ce dernier frappe sur la base du poteau d’ Ospina. Ces cinq premières minutes sont complètement parisiennes, et les niçois passent l’essentiel de leur temps à courir après le ballon. C’est dans un de leur rare moment de domination que les niçois vont se faire surprendre.

Paris frappe en contre

A la neuvième minute, Verratti sert Pastore à l’entrée de la surface de réparation suite à un corner niçois. Le contre parisien se met alors en place avec uniquement trois joueurs parisiens impliqués : Pastore, Ménez et Ibrahimovic. Pastore remonte le terrain pour décaler Ibrahimovic coté gauche de la défense niçoise, il efface son vis-à-vis pour servir Pastore par dessus la défense. L’argentin contrôle le ballon et efface un Ospina venu étrangement à sa rencontre. Le gardien niçois n’étant plus dans sa cage, Pastore aurait pu tenter sa chance mais il sert Ménez en retrait qui marque de l’extérieur du pied gauche.  L’ouverture du score n’est que juste récompense pour les Parisiens suite à leur excellente entame de match. Le Parisien domine la rencontre de la tête et des épaules et ne laisse que peu de possibilités aux joueurs de Claude Puel.  Imprimant beaucoup de variété dans leur jeu, les Parisiens auraient pu doubler la mise dès la 26e minute. A la lutte dans la surface avec un défenseur niçois, Ibrahimovic remet le ballon de la tête en retrait pour Ménez qui tire sur Ospina. La première mi-temps fût très convaincante du côté parisien, et la stupeur fût grande quand après avoir sifflé la mi-temps l’arbitre porta la main comme pour sortir un carton à un Ménez déja averti. Son expulsion aurait sans doute désorganisé une équipe bien en place.

La domination parisienne

La seconde mi temps fût de la même nature que la première. Les Niçois ont passé le match à courir après un bloc parisien très serein qui n’a jamais été inquiété. C’est à la 66e minute que le match va définitivement tourner à l’avantage des parisiens. Suite à une remise en retrait de Digard, Ospina cherche à effacer Ménez venu légèrement le presser. Mais la technique moyenne du portier colombien ne lui permet pas d’effectuer un crochet de qualité et il perd le contrôle du ballon au profit de Lavezzi qui est ensuite sévèrement fauché. Penalty et expulsion logique qui sera transformé par Ibrahimovic. L’addition aurait pu être beaucoup plus dur si Ménez (77e) avait gagné son face à face ou si Silva n’avait pas frappé son magnifique ballon à effet après la sortie. C’est à la 87e minute que le coup de grâce fut porté par les hommes d’Ancelotti. Suite à un bon une-deux entre Matuidi et Ibra sur le coté gauche de la surface ce dernier centre pour Chantôme qui marque dans le but vide.

Cette performance (la meilleur de la saison en L1) face à une jusqu’alors belle équipe de Nice reste tout de même très amer. Comment expliquer l’irrégularité qui existe dans les performances des joueurs parisiens capable du pire comme du meilleur. L’attitude des Parisiens irrite car un sentiment de gachis existe quand on voit le potentiel de cette équipe. On attend donc une prestation identique la semaine prochaine face à Evian.

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