PSG 3 – 1 Evian: les notes des parisiens

Pour la première de Thiago Motta sous les couleurs parisiennes, le PSG s’impose assez logiquement 3 – 1 face à une équipe d’Evian qui avait pourtant ouvert le score et qui n’a pas démérité. C’est la première défaite de la saison pour le promu contre un des trois premiers du championnat, et la cinquième victoire consécutive en championnat pour Ancelotti, un record au club pour un entraîneur fraîchement nommé. Le premier du Mister au PSG, en attendant la suite.

Sirigu (6,5): le salvateur a une nouvelle fois bien porté son prénom, détournant une frappe de Govou sur un arrêt déterminant dans un face à face à 1-1. Sirigu s’est sauvé, il ne sera pas celui qui prendra le premier but de Govou avec l’ETG, Sidney qui n’a plus marqué en L1 depuis novembre 2009. Impuissant sur le but d’Evian et hormis l’exploit sur le face à face, Sirigu a fait le boulot.

Lugano (4,5): peu rassurant, peu inspiré, averti sur un tacle brutal absolument inutile, et sorti à la 55è minute de jeu par le Mister, Lugano a vécu une soirée dont il se serait bien passé. Son carton le privera du match contre Montpellier, et le pire c’est qu’on a presque envie de pousser un « ouf » de soulagement. Remplacé par Bisevac à la 55è minute qui a fait un match relativement propre et sérieux, comme toujours.

Sakho (6): tenant la baraque aux côtés d’un Lugano pas vraiment rassurant, le capitaine Sakho a enchaîné les gestes techniques défensifs. Auteur d’un tacle décisif dans les pieds d’un Sagbo qui avait armé sa frappe, Sakho s’est montré plus rassurant que lors de ses dernières sorties, perdant très peu de ballons. Pas encore revenu à son meilleur niveau, il peut mieux faire dans les duels.

Maxwell (5): un match assez décevant pour le brésilien qui n’a pas franchement brillé et qui a laissé beaucoup de liberté à Govou et Dja Djedje sur le couloir droit d’Evian. Auteur de quelques passes mal assurées voire carrément dangereuses qui ne lui ressemblent pas, il s’est cependant distingué par une talonnade à la Nene le long du couloir pour Sissoko.

Jallet (5,5): beaucoup d’activité, comme toujours, des montées pas très inspirées, comme toujours, et le mérite d’assurer tout le couloir tout seul sans jamais rechigner à se replacer. Défensivement sérieux et appliqué, il a parfois craqué, comme sur sa glissade en pleine surface qui a permis la frappe de Wass ou son placement hasardeux sur un centre venu de la droite de l’ETG.

Motta (6,5): on l’attendait au tournant. Positionné en sentinelle devant la défense, l’international italien n’a pas déçu. Très disponible, il est le joueur qui a touché et récupéré le plus de ballons du match. Très à l’aise dans l’orientation du jeu, il a cependant perdu de son rayonnement à mesure que le milieu parisien sombrait physiquement.

Sissoko (5,5): positionné en milieu excentré, Sissoko a apporté son impact physique et donné des solutions à la relance permettant au PSG de développer un jeu très agréable en première période. Très peu de ballons perdus et pour une fois très peu de fautes commises, Momo n’a même pas pris de carton. On l’a senti lâcher du leste avec ses compères du milieu à partir de l’heure de jeu. Remplacé par Matuidi à la 73è minute, auteur d’une très bonne rentrée et ayant amené le troisième but après une interception tout en anticipation et en puissance.

Bodmer (6,5): un bon match avec un gros apport défensif notamment sur les coups de pieds arrêtés où son jeu de tête a fait beaucoup de bien à la défense parisienne. Très à l’aise techniquement et précieux dans l’animation offensive, Bodmer a joué son jeu en une touche pour créer des décalages et trouver les espaces entre les lignes. La montée en puissance continue pour le milieu parisien, en espérant qu’il continue à être épargné par les blessures. Un peu cramé, il a été judicieusement remplacé par Hoarau à la 76è minute pour passer en 4-4-2. L’attaquant parisien s’est d’abord pris pour Hoaraunaldinho sur le côté gauche avant d’être oublié sur un nombre d’occasions incroyable. Une rentrée frustrante.

Ménez (7): beaucoup d’activité, des prises de balle intéressantes, des chevauchées fantastiques très incisives et de la suffisance. Problème, ce manque de lucidité considérable dans la finition avec un poteau à la Torres après avoir effacé le gardien et un énorme gâchis en fin de match. Il provoque le penalty qui permet à Paris de reprendre l’avantage au score: Ménez, le détonateur parisien avec tous ses avantages et inconvénients.

Nene (8): encore un énorme match pour le brésilien qui était dans tous les bons coups. Auteur d’un doublé, il aurait pu marquer quatre buts ou offrir quelques passes décisives s’il avait été plus lucide dans la finition. Véritable métronome de l’animation parisienne, il a pesé sur la défense d’Evian et provoqué beaucoup de fautes. Son aisance technique en fait l’atout offensif numéro un du PSG en ce moment.

Gameiro (6,5): il a réussi à se créer des occasions, à peser sur le jeu, à amener de la diversité dans ses propositions, et au final il est parvenu à débloquer son compteur buts, à l’envie et à la hargne. Souvent servi par ses coéquipiers, il leur a rendu la pareille en privilégiant le jeu collectif à la tentative individuelle. Un match qui ne pourra lui faire que du bien.

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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