PSG-ASM: le match dans le match

Le PSG s’est qualifié pour les demi-finales de Coupe de France en s’imposant 2-0 face à Monaco. Quels ont été les grands duels de la rencontre ?

PSG-ASM

La pointe : Cavani vs Berbatov

Privé pour le deuxième match consécutif de Zlatan Ibrahimovic, Laurent Blanc n’a évidemment pas manqué l’occasion pour aligner Edinson Cavani à la pointe de l’attaque parisienne. El Matador, régulièrement critiqué pour ses imprécisions et ses mauvaises décisions a d’abord exaspéré, comme trop souvent. On se demande parfois si ses jambes obéissent à son cerveau ou si elles sont contrôlées par une force extérieure, qui voudrait l’empêcher d’être performant. Mais il est indéniable que cet homme sait marquer des buts. Sur celui de mercredi, son appel tranchant valorisé par une délicieuse passe de Verratti dans le dos de la défense et sa finition nous l’ont rappelé au cas où certains l’auraient oublié. Son repli défensif a été précieux, si bien que Lavezzi a beaucoup pris l’axe pour soulager son ancien collègue du Napoli.

Côté monégasque, Berbatov avait le rôle ingrat de peser sur la défense parisienne, presque seul. Outre le coup donné à Thiago Silva dans la pomette, on retiendra du match du Bulgare quelques protections de balles dont il a le secret et de belles orientations du jeu. Néanmoins, il s’agit d’un bilan bien maigre pour l’un des seuls joueurs monégasques du standing de ses adversaires du soir. Privé de ballon et pénalisé par l’absence de jeu de son équipe, Berbatov n’a pas pesé lourd. A noter une complémentarité intéressante avec Moutinho, après que celui-ci soit entré en jeu. Dommage.

Notre choix : Cavani

L’espoir : Kondogbia vs Rabiot

Au milieu du terrain, les deux jeunots ont beaucoup donné, sans parvenir à se montrer efficaces. Geoffrey Kondogbia a été surclassé et a montré des lacunes techniques, comme beaucoup de ses coéquipers, dont les Parisiens ont su profiter. Et puis, depuis son but lointain à l’Emirates, l’ancien joueur du FC Séville a l’air de penser qu’un Mertesacker se trouvera toujours sur la trajectoire de son ballon pour le faire rentrer, même si l’angle de frappe est loin d’être idéal. Il agace.

De son côté, Adrien Rabiot a montré une grande nervosité, qui aurait pu lui valoir un second carton jaune (car oui, Mr Turpin avait la gachette facile ce mercredi). Assez brouillon, il est tellement moins influent qu’un Verratti ou même qu’un Matuidi qu’il est difficile de faire la comparaison. Il a à peine plus brillé que son homologue monégasque, dans un collectif pourtant bien mieux huilé.

Notre choix : Match nul

L’Esthète : Pastore vs Matheus

C’est sans hésitation le duel le plus facile à juger de cette rencontre. L’Argentin a été percutant et précis, sauf devant le but. Sur la même séquence de jeu, il touche d’abord le poteau au terme d’une belle action individuelle avant de se rendre coupable d’un immanquable digne de faire le tour de la planète sur YouTube. El Flaco semble tout de même indispensable à la création. Il semble que ne pas le titulariser face aux Blues la semaine prochaine pourrait être une idée suicidaire de Lolo tant Pastore réédite les performances de grande classe. Reste, comme toute son équipe, son petit péché mignon devant le but.

Titularisé sur le côté, Matheus Carvalho, inconnu du grand public, était attendu côté monégasque. Le joueur prêté par Fluminense n’a pas vraiment apporté grand chose. De toute manière, analyser la prestation d’un dynamiteur d’une équipe qui a montré un spectacle aussi affligeant peut sembler être une idée saugrenue. A revoir, donc.

Notre choix: Pastore

Le chien de garde : Toulalan vs Thiago Silva

Repositionné en défense centrale suite à la cascade de blessures dans ce secteur sur le rocher, Jérémy Toulalan a été pris sur le but d’Edinson Cavani. Son expérience et la propreté de ses relances auraient sûrement été mieux valorisées au milieu. Dommage pour Jean-Michel Aulas qui se voyait déjà récupérer un éventuel succès monégasque sur Twitter : « Bravo Jérémy. La victoire de ce soir, c’est aussi celle de l’Olympique Lyonnais ».

O Monstro, lui, est dans une forme étincelante. On peut même se demander s’il a déjà connu une meilleure période sous le maillot parisien depuis son arrivée à l’été 2012. Imprenable dans les duels, propre à la relance, le capitaine dégage une rare sérénité. Cependant, c’est dans les grands matches qu’on juge les joueurs de son calibre (surtout les centraux). On attend de lui qu’il réitère ce genre de performance le 11 mars.

Notre choix : Thiago Silva

Bonus : La liberté vs l’oppression

Agacés de la hausse du prix des abonnements à partir de la saison prochaine, un groupe de supporters parisiens a entonné en cœur un chant contestataire : « abonnements trop chers, supporters en colère » en tribune Boulogne. L’un des leaders a l’origine de ce chant a été expulsé du Parc par des Stewards et va vraisemblablement voir son abonnement suspendu et être interdit de stade. Selon un salarié du PSG, le jeune homme aurait proféré des insultes à l’encontre de Nasser, ce que tous les témoins démentent. Une chose est sûre : quelque chose ne tourne vraiment pas rond dans ce stade et dans ce club.

Notre choix : il est fait

A propos de l'auteur

Amateur d'attaques rapides et de Loris Arnaud

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