PSG écrase Troyes 4-0 sans convaincre

Cette quatorizième journée Ligue 1 nous a offert une rencontre bien insipide entre le Paris Saint Germain et le club de Troyes. Comme on a pu le lire cette semaine, Ancelotti n’a comme unique projet de jeu de jouer le contre en se basant sur la rapidité de joueurs tels que Lavezzi ou Ménez, malgré un effectif riche de joueurs doués techniquement.

Hier soir au Parc, les parisiens ont bien respecté les consignes du coach en ne produisant aucun jeu, marchant par moment et évoluant à un rythme d’escargot. Certes Paris a gagné, inscrit quatre buts et n’en a pas encaissé, Zlatan a inscrit un doublé mais on ne peut réellement se satisfaire de la prestation parisienne.

Il est tout de même assez consternant de constater la pauvreté du jeu de l’équipe parisienne, dominée dans le jeu par le promu troyen. Le score, sévère pour les coéquipiers de Bahebeck ne reflète pas la physionomie du match. Sur les quatre buts inscrits par les parisiens, trois l’ont été sur des contres avec, il faut le préciser, l’aide de la défense troyenne.

L’animation offensive n’est clairement pas le point de fort de l’équipe parisienne. Comme depuis le début de saison, très peu de mouvements sont réalisés lorsque nous sommes en possession du ballon. La ligne offensive est statique, les attaquants ne proposent aucune solution de passe et ne réalisent aucun appel.

Au tiers de la saison, il faut maintenant tirer quelques conclusions afin de s’améliorer pour la suite. Premièrement, dans le duel pour le poste de meneur qui opposait Pastore à Nenê, celui-ci en sort vainqueur. Bien plus concerné que l’ Argentin, le Brésilien a un véritable impact sur le jeu de l’équipe. N’hésitant pas à redescendre bas sur le pré pour faire la liaison entre la phase de récupération et le lancement des « attaques » (il s’agit plutôt des contres). Sortie à la mi-temps par Ancelotti, Pastore semble être actuellement au fond du trou et ne parvient pas à en sortir. Deuxièmement, Matuidi marche sur l’eau cette saison, il abat un travail monstrueux à la récupération. Premier harceleur, il n’hésite pas à aller chercher très haut ses adversaires (comme sur le second but de Lavezzi en Champions’ League). Indispensable au milieu de terrain, une possible indisponibilité aurait un impact considérable sur l’équilibre parisien. Troisièmement, le retour de blessure de Lavezzi est encourageant pour la suite de la saison. Rapide (idéal quand on cherche à jouer le contre) il a l’air plutôt solide sur ses jambes mais présente une légère tendance (italienne ?) à se laisser franchement tomber, une habitude à vite oublier. Venons en maintenant aux aspects moins reluisants de cette équipe parisien. L’arrière néerlandais Gregory Van Der Wiel présente depuis son arrivée des signes inquiétant de fébrilités. Souvent dépassé dans son couloir, il se projette souvent trop  rapidement vers l’avant et découvre son couloir. Plutôt contradictoire quand j’évoque un problème de mouvement et de disponibilité !

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