PSG: La mauvaise passe de Sakho

Le grand absent du onze parisien face à l’AS Nancy Lorraine à Marcel Picot hier soir se nommait Mamadou Sakho. Relégué sur la banc de touche par le Mister, le capitaine parisien a (enfin) fait les frais de la mauvaise passe qu’il traverse actuellement et depuis le début de l’année 2012. Moins concentré, moins serein, et incontestablement moins efficace, Sakho vit sa première grosse période difficile depuis son éclosion chez les pros. Je ne vois pas dans ce « coup de moins bien » de quoi remettre en cause ses qualités, mais le PSG sans un bon Mam’s, il faut le dire, est quand même un PSG affaibli. A l’heure où la lutte pour le titre est lancée et où la menace lilloise se fait de plus en plus pesante, cette crise de confiance est pour le moins problématique pour le club de la capitale et pour le jeune Sakho.

Des performances décevantes

Après une énorme saison 2010-2011, les statistiques de Sakho sur 2011-2012 sont très révélatrices d’un changement assez radical dans le niveau de jeu du capitaine parisien. Alors que sur 2010-2011 Mam’s perdait en moyenne 6 ballons et 1 seul duel par match (des stats monstrueuses), sur 2011-2012 il perd en moyenne 11 ballons et 7 duels par match, soit environ deux fois plus de déchets dans son jeu de passes et une aptitude à gagner tous ses duels qui s’est purement et simplement envolée. Depuis plusieurs mois maintenant, Sakho n’est plus que l’ombre de lui-même, répétant des erreurs assez grossières que l’on n’avait pas pour habitude de le voir commettre, comme lors du match contre Bordeaux où je l’ai trouvé franchement emprunté et inquiétant d’un point de vue défensif.

Un problème de confiance

Sérénité disparue, moral dans les chaussettes et pression dans les crampons, le problème du capitaine parisien semble avant tout mental. Sakho, 22 ans depuis février, n’avait jusqu’à présent jamais été inquiété par la concurrence au sein du PSG. Indéboulonnable depuis ses débuts, capitaine et véritable patron de la défense, voire de l’équipe, on peut logiquement penser que les arrivées des Lugano et Alex, dont l’expérience parle d’elle-même, ont pu déstabiliser Sakho en amenant des challengers de poids au titre de leader de la défense. Son « statut » remis en question, Sakho connaît une pression différente de celle des autres années, la pression de la concurrence. Ajoutez à cela le fait qu’Ancelotti n’ait jamais conforté Sakho dans son rôle de patron, n’hésitant pas à le sortir au cours d’un match compliqué pour lui contre Locminé, et vous obtiendrez les ingrédients d’une crise de confiance évidente. Cerise sur le gâteau, le capitaine a déjà été blessé à deux reprises cette saison, pour 3 semaines en août puis 10 jours en décembre, de quoi vous mettre dans le mal physiquement et participer à écorner un peu plus un mental déjà entamé par d’autres facteurs.

Et si…

Sans vouloir jouer au prophète une dernière hypothèse me paraît envisageable. Ne peut-on pas imaginer dans les explications possibles de la saison ratée du capitaine parisien une pression supplémentaire liée à l’équipe de France et à l’Euro 2012 ? Personnellement, je ferais remonter le moment à partir duquel le « coup de moins bien » à commencé pour Sakho à ses deux titularisations peu convainquantes chez les Bleus contre la Russie et l’Ukraine en fin de saison dernière, matchs au cours desquels le jeune parisien n’avait pas convaincu alors qu’il avait l’occasion de s’imposer au plus haut niveau. Quoi qu’il en soit, le contexte n’est clairement pas favorable à l’emblématique capitaine du PSG que l’on souhaiterait revoir rapidement à son meilleur niveau. Pas certain que le banc de touche soit l’endroit le plus approprié pour récupérer la confiance perdue, même s’il est vrai qu’au vu de son état de forme général, on ne peut pas dire que cela soit immérité…

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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