PSG-RCL: Paris facile

Le PSG affrontait Lens au Parc des Princes ce samedi en championnat avec la victoire comme seul objectif afin de se mettre en confiance avant d’affronter Chelsea mercredi prochain à Londres. Et même avec une équipe remaniée, on ne peut pas dire que les parisiens aient déçu.

Paris fait tourner

On pouvait craindre le pire pour le RC Lens, 19e de Ligue 1, et qui se présentait face à un PSG avec Ibra, de retour après deux matchs de suspension. Laurent Blanc avait choisi en prévision de mercredi de faire souffler quelques joueurs clé. Cavani, Matuidi, Marquinhos et Pastore prenaient donc place sur le banc alors que Thiago Silva était pour sa part en tribunes. Côté lensois, Kombouaré optait pour un 4-3-3 ambitieux avec une charnière Landre-Kantari et un trio offensif Guillaume – Chavarria – Touzghar.

Les compos:

PSG : Sirigu – David Luiz, Camara, van der Wiel, Maxwell – Motta, Verratti, Rabiot – Bahebeck, Lavezzi, Ibrahimovic

Lens : Riou – Gbamin, Landre, Kantari, Baal – Le Moigne, Cyprien, Nomenjanahary – Guillaume, Chavarria, Touzghar

Vendange un jour, vendange toujours

D’entrée de jeu les parisiens prennent la maîtrise du ballon et se procurent un corner tiré par Motta dès la 1e minute. David Luiz manque alors de réitérer le coup de l’ouverture du score précoce de Monaco, mais c’est cette fois-ci au-dessus des bois de Riou. Les Lensois sont rapidement dans le dur, ils sont pressés haut par les Rouge et Bleu et n’arrivent pas à sortir le ballon. Paris évolue dans le camp adverse et se fait de plus en plus dangereux, multipliant les alertes.

Ibra tente d’abord une volée difficile au-dessus (3e) avant que Bahebeck ne bouffe la feuille seul face au but, et finalement hors-jeu après un bon service de Lavezzi (8e). Bahebeck, toujours lui, subit les foudres de Zlatan en cafouillant un centre pourtant pas compliqué de façon assez ridicule. Agacé, le Suédois envoie une praline sur la barre d’un Riou bien heureux (14e). Sans chercher à les laisser respirer, les parisiens acculent les lensois sur leur but et décident de commencer à cadrer, forçant Riou à s’employer comme sur cette tête de David Luiz que le portier vient chercher dans le soupirail à la 15e. C’était moins une, et on atteint à peine le quart d’heure de jeu.

Fidèles à leur misère offensive actuelle, les parisiens multiplient les ratés comme sur cette occasion d’Ibra, parti seul au but mais qui cafouille son piqué en envoyant une pichenette molle dans les bras d’un Riou qui n’en demandait pas temps (18e). La suffisance du Suédois sur le coup agace, mais les intentions sont là avec un Lavezzi assez actif qui remise sur VdW monté aux avants postes qui enlève trop sa frappe (20e). La réaction lensoise est timide, et sur une perte de balle de Verratti un maigre contre aboutit en corner qui ne donne rien (22e). Le spectacle est au rendez-vous avec un amorti poitrine retourné acrobatique de David Luiz, oui, David Luiz, qui passe au-dessus du cadre !!!

A la 35e alors que Bahebeck enchaîne les ratés et fait admirer son indigence au plus au niveau, Zoumana Camara apparaît pour la première fois à l’écran. Salut Zoum. Il réalise même sa première intervention défensive devant Chavarria cinq petites minutes plus tard. Les Lensois commencent alors à voir le jour ; Baal fait un petit festival côté gauche et remise dans l’axe pour Chavarria qui frappe à côté (42e). Alors qu’on file tout droit vers la pause et que les lensois se demandent comment le tableau d’affichage peut encore afficher un résultat nul et vierge, David Luiz vient trouver sur un coup-franc lointain le soupirail d’un Riou pas forcément très inspiré sur le coup. 1-0, Paris se donne enfin de l’air (43e).

La dure reprise parisienne

Au retour des vestiaires, le festival des loupés continue, comme si un concours avait été lancé entre les parisiens. Verratti envoie un caviar à Lavezzi plein axe. L’argentin crochète parfaitement Riou et tergiverse comme un guignol au lieu de pousser le ballon au fond du but vide, permettant le retour in extremis de Baal. Le loupé de la soirée pour l’Argentin, qui prend grâce à cette occaz’ le lead au concours (47e). C’est dans un nouveau temps faible que les parisiens vont prendre le large suite à un penalty obtenu par VdW et converti par Ibra juste avant l’heure de jeu (58e). Rabiot s’ennuie et s’endort au milieu du terrain, se fait prendre le ballon et laisse filer Touzghar qui décale Guillaume après un raid solitaire. L’attaquant Sang et Or tire au-dessus, certainement lui-aussi dans le concours.

Double coaching gagnant

Les deux entraîneurs opèrent alors à la valse des remplacements, côté lensois Guillaume et Cyprien sortent pour Coulibaly et Bourigeaud. Côté PSG, l’Esthète Pastore entre pour Verratti et Bahebeck sort sous les sifflets malheureux du Parc pour laisser entrer Cavani. C’est le moment que choisissent les lensois pour piquer leurs adversaires avec la réduction du score de Touzghar qui vient couper un bon centre de Baal pour crucifier Sirigu (67e). Lens y croît et Paris stresse d’une fin à la marseillaise. Gbamin fait du sale et prend son jaune, Motta sort pour Matuidi, et David Luiz s’exerce de nouveau au coup-franc en tentant d’allumer Cavani qui dévie de la tête sur Riou.

Et comme par magie, le manque de réalisme parisien va tout à coup prendre fin avec les nouveaux entrants. C’est Blaise Matuidi qui vient d’abord couper au second poteau un centre tendu de Magic Javier (80e) pour le 3-1. Dans la foulée, l’Argentin trouve Ibra qui lui remet une superbe louche dans la surface. El Flaco reprend de volée et place le cuir dans le petit filet de Riou pour un but made in FIFA (83e).

4-1, et malgré une tête de Lavezzi captée sans problème à la 88è – que faisait Lavezzi sur le terrain à la 88e ? Ah oui, il ne jouera pas à Chelsea – et une barre de VdW, maladroit jusqu’au bout, le score n’évoluera plus. Paris s’est rassuré au vu de l’ampleur du score, mais pas certain que ce genre de loupés en cascade pardonne mercredi pour le retour tant attendu.

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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