Real Madrid 1-0 PSG: les notes des parisiens

Après un match aller décevant, les parisiens ont dominé le Real Madrid dans le jeu et sont pourtant repartis du Bernabeu avec une défaite 1-0. La faute à une vilaine bourde de Kevin Trapp, à la maladresse de Cavani, et à la malchance des poteaux. Retour en notes sur les prestations des joueurs parisiens.

Trapp (4): c’est le genre de rencontre qu’un gardien recruté pour franchir un pallier peut faire gagner. Malheureusement pour lui le portier parisien a offert un but à Nacho tout juste rentré en jeu en anticipant mal une trajectoire de frappe contrée qu’il pensait sans doute voir sortir en corner (35e). Mais non, le ballon était toujours en jeu Kevin, et tu es le vilain du soir. Dommage parce qu’hormis cette bourde l’ancien de Francfort avait été solide, réalisant quelques parades bien senties, notamment face à un bon Isco (34e, 56e, 73e).

Aurier (7): de belles choses dans le couloir droit où il s’est appliqué défensivement et où il a proposé beaucoup de solutions quand le PSG avait le ballon, c’est à dire 60% du temps. Ses centres n’ont jamais trouvé preneur mais son entente avec Di Maria a été plus qu’intéressante. Serge le gagnant.

Thiago Silva (6,5): impérial derrière il a brillé par son sens de l’anticipation, n’hésitant pas à sortir de sa défense pour venir couper les trajectoires de passes adverses. Il n’a commis aucune faute dans le match et a été parfait dans la circulation de balle courte avec ses compères de la base de la relance parisienne David Luiz et Thiago Motta.

David Luiz (6): il a également réalisé un bon match derrière où il s’est montré solide. 2 ou 3 montées intéressantes notamment en fin de rencontre histoire d’amener un peu de jus dans la possession parisienne parfois stérile et une volonté de parfois changer le jeu, notamment sur une ouverture trop longue pour le Z qui était de toute façon hors jeu. L’intention était là. Une petite erreur dans le contrôle rattrapée par une faute « utile » lui ayant valu un carton jaune.

Maxwell (6,5): propre et appliqué comme toujours, il a collé le couloir quand le PSG avait le ballon et perdu très peu de ballons, jouant juste, souvent en retrait  ou le long de la surface. Il a tenté de mettre des ballons devant le but de Navas mais, à l’instar d’Aurier, ses centres n’ont pas trouvé preneur. Regrettable notamment sur ce ballon que ni Cavani de la tête ni Zlatan en se jetant n’ont pu couper (40e).

Motta (6,5): le cerveau du milieu de terrain a fait parler son expérience pour réaliser un match plein, avec plus de 100 passes et très peu de déchets. Premier relanceur de son équipe quand le PSG avait le ballon, il a été intelligent dans son placement défensif, empêchant les milieux adverses de se mettre à l’aise. Et tout ça sans jamais sprinter. « Monsieur » Motta.

Matuidi (5,5): précieux dans le harcèlement défensif il a toutefois connu des jours meilleurs dans ses projections vers l’avant. Son impact offensif a été relativement limité et il a fait les frais de la volonté de Blanc de se porter un peu plus vers l’avant en étant remplacé par Lucas (non noté) à la 75e. L’électron libre a tenté de mettre le feu et y est parfois parvenu malgré un cramponnage douteux le faisant glisser à 2 ou 3 reprises. Il a notamment obtenu le coup-franc de la dernière chance.

Verratti (non noté): le petit milieu du PSG s’est rapidement blessé à la cheville et a été remplacé par le grand Rabiot (7), auteur d’un gros match. Pour le journal Marca, « Su pelo es inversamente proporcional a su fútbol » (sa coupe de cheveux est inversement proportionnelle à son footbal). Le jeune milieu a su élever son niveau de jeu même et prendre des initiatives pour parfois traverser les lignes madrilènes balle au pied ou tenter sa chance. La preuve avec son poteau à la 37e sur une belle volée pied gauche qui aurait mérité meilleur sort. La surprise du chef.

Cavani (3,5): il faut croire qu’à gauche c’est encore pire qu’à droite pour l’Uruguayen qui a réalisé un match très décevant. Il a joué quasiment tous les ballons reçus de Maxwell vers l’arrière et s’est peu projeté vers l’avant pour créer du danger. Lorsqu’il y est parvenu juste avant la pause, il a bénéficié d’une passe lumineuse de Di Maria avant de cafouiller de façon incompréhensible son face à face avec Navas. Son replacement en pointe sur le dernier quart d’heure n’a rien changé à sa stérilité offensive. Son crédit s’en trouve un peu plus écorné.

Di Maria (7,5): il aura tout fait pour son retour à Madrid. Le sombrero sur Modrid (20e), les petits ponts à la pelle, les cassages de reins, les caviars offerts notamment celui pour Cavani incapable de finir juste avant le break. Bref, il nous a régalés et a livré son meilleur match depuis son arrivée au PSG. Il ne lui a manqué que la réussite sur ce coup-franc catapulté sur la barre à la 89e et sur lequel Navas n’avait pas bougé. Un match digne d’un joueur de classe mondiale, qui est sans contestation possible l’Esthète du match.

Ibrahimovic (4,5): comme souvent dans les grands rendez-vous, le Suédois a déçu avec trop peu d’impact et d’influence sur le jeu pour un joueur de cette envergure. Les intentions étaient bonnes mais les frappes pas cadrées (22e, 29e, 54e), Zlatan ne Zlatane plus vraiment grand monde.

Blanc (6): un coaching audacieux avec la sortie de Matuidi pour faire entrer Lucas mais à un quart d’heure de la fin, est-ce que ça n’est pas un peu tard ? Et quid d’un Lavezzi, parti s’échauffer mais pas appeler pour entrer en jeu alors qu’il fallait amener un brin de folie dans les dernières minutes ? Sortir Zlatan semble encore être compliqué pour l’entraîneur parisien.

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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