Real Madrid: Les X-Men jouent en blanc

Quand vous vous asseyez à une table de poker, vous espérez toujours être bien servi… A ce petit jeu, l’entraîneur du Real Madrid Carlo Ancelotti sait qu’il peut régulièrement proposer une Quinte Flush REAL. Au minimum 5 joueurs résolument offensifs capables de chambouler n’importe quelle défense d’Europe afin de conserver sa couronne continentale en 2015.

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Mardi soir, le Real à joué une partition propre et nette avec à la baguette un Cristiano reposé et débarrassé d’un genou endolori depuis 3 mois : il est à nouveau bionique et « All in » au sein d’un Real qui après l’époque des GALACTIQUES propose celle des X-MEN…l’association de talents aux super-pouvoirs footballistiques traversant notre planète afin de nous régaler…ce sont des Guerriers de l’Espace.

CRISTIANO : 8

Il a fait le job, il y a ajouté quelques frappes laser et des fulguro-passements de jambes afin de fêter son retour en club. Il afficha une belle complicité avec Benzema et Bale ce qui augure d’une belle saison et d’une avalanche de buts dans le prochain exercice. Sur ce match, il sert une paire, c’est suffisant pour rafler la mise. C’est un tueur au sang froid, ce n’est pas un homme…c’est un Namek !

BALE : 7

Dans son jardin, on l’a revu courir comme un enfant dans sa rue avec ses potes. J’entends d’ici Ancelotti lui dire avant le match « Gary, imagine que c’est bientôt l’heure de rentrer manger, alors élimine-les, déborde jusque la ligne et centre à CriCri ! » : il l’a fait et ça a amené le premier but ! On l’a vu en mode Flash Gareth autant dans le mouvement que dans ses réalisations, sans jamais tomber pour autant dans la précipitation.

BENZEMA : 6,5

Il n’a pas fait sauter la banque hier mais a participé au casse, c’était le bon pote de confiance qui attend dans la bagnole prêt à démarrer en voyant les copains rappliquer. Présent en déviations et en remises, son mouvement à créé des espaces et déclenché quelques passes lumineuses de ses pourvoyeurs. Il s’est créé quelques occasions et a offert une galtouze à CR7 sur le 2e but. C’est ce type d’attitudes qui le protègera face à une concurrence annoncée en cette période de mercato. Second couteau mardi soir mais les supers-héros ont toujours besoin d’un bon « sidekick » à côté.

KROOS : 7

KROOStibat, qui peut te battre ? Ce gars n’est au club que depuis 1 mois mais son talent fait qu’il ne dépareille pas dans cette constellation de joueurs et à un poste d’habitude squatté par Alonso. Il a relayé, bonifié, proposé du « à toi à moi »  et libéré de bons ballons. Vision rayon X afin d’éliminer, son oeil de faucon nous a gratifiés de transversales millimétrées. A confirmer pour notre plus grand bonheur.

MODRIC : 7

On attendait JAMES pour compléter cette quinte mais c’est le Croate qui a mis le feu dans l’entrejeu. Plat-nitrons appuyés à foison, astéro-passes qui touchent leur cible dans 80% des cas : ce joueur est l’archétype du neo « faux 10 ». C’est ce joueur archi technique qui en plus de distiller les bonnes cartes à ses partenaires vient gratter un nombre incalculable de ballons dans les pieds adverses et possède en plus la faculté de lire le jeu en face afin de bluffer son monde. Ne vous fiez pas à son visage poupon, c’est un tueur au regard acier !

JAMES : 5

Pas mauvais mais pas éblouissant. On le sait talentueux et gageons que le garçon étalera cette saison de multiples tours de « passes passes ». Cependant, dans cette partie il a semblé dépassé par la rapidité du jeu de sa propre équipe ; rien ne vaut un match pour se rendre compte que l’on a dans son équipe des joueurs extraordinaires et que tout va très vite : passe en (avant) première intention, redoublement (voir retriplement de passes), transmissions laser… Seul un œil aguerri aux affrontements de Super Sayens peut suivre l’intensité de ces joutes. Au contact de Kaïoh Ancelotti, il saura prendre plus d’épaisseur et épurer son jeu.

LE RESTE DE L’EQUIPE : 6

Une véritable armada. On pouvait craindre de la donnée psychologique pour certains mondialistes mais ils ont été efficaces. Casillas, bien qu’étant au cœur de pas mal d’interrogations, a su faire ce que l’on attendait de lui. Il s’est fait respecter, et a conservé sa cage inviolée suite à une boulette de James en proposant une parade à la Ed Warner : joli ! On soulignera aussi le travail d’un Ramos rassurant qui sera l’une des pièces maîtresses de ce groupe au côtés (je le souhaite) du Señor Limpio.

L’EQUIPE DU FC SEVILLE :

C’est une jolie équipe qui s’est présentée mais une phrase devait être inscrite sur leur feuille de match : « Vous ne le savez pas mais vous êtes déjà morts ! ». Ils n’ont pas fait illusion très longtemps, subissant les attaques incessantes des madrilènes. Sans un BETO des très grands soirs, c’est à une déculottée que nous aurions assisté. Les attaquants sévillans étaient trop peu remuants et incisifs pour bousculer la défense blanche. Les balles en profondeurs étaient orphelines de Gameiro. Séville devra cette saison jouer à son meilleur niveau car le championnat devient de plus en plus dense et les places européennes seront chères.

A propos de l'auteur

Romantique du Football qui aime le beau geste et considère ce sport comme de la poésie en mouvement. Fan de Pelé, Papin, Rooney et CriCri... il aurait mis près de 1037 buts depuis qu'il a signé sa première licence

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