Red Bull Salzbourg 2 – 0 PSG: les "soldats" parisiens au tapis

Kombouaré l’avait annoncé dans des propos relayés par L’équipe: « On va emmener des soldats à Salzbourg. On va voir un autre PSG ! ». Des « soldats »… Jeudi soir,  c’est donc sans Pastore ni Ménez, tous deux de corvée de chiottes et de pommes de terres, que les hommes du général Kombouaré ont connu une nouvelle déroute. Résumé militaire des prestations des soldats de la division PSG:

Adjudant Douchez (3): Peu rassurant mais très adroit pour esquiver les balles que les troupes du Red Bull tiraient sur lui, on a bien cru que ces salauds d’autrichiens l’avaient eu quand, à la 23è minute, une balle tirée des 30m a transpercé sa main droite. Heureusement, ses gants de plomb semblent l’avoir protégé d’une grave blessure qui lui aurait été préjudiciable pour le reste de sa carrière au sein de la division. Une bataille ratée dans laquelle il n’aura servi à rien, à part à nous faire rire.

Lieutenant Papus Camara (4): Ayant acquis ses galons à l’ancienneté sans véritablement faire ses preuves sur le terrain, Papus a été un peu en dedans. En retard sur un vilain tacle qui lui a valu un carton jaune à la 20è et auteur d’un magnifique dégagement à côté du ballon, on l’a vu tel qu’il est depuis son arrivée au PSG: capable de tout (et de rien).

Sous-lieutenant Bisevac (4): Étrangement assez tranquille au sein de l’arrière garde parisienne, il a été moins influent que Papus défensivement mais ne voit pas sa responsabilité engagée dans les brèches constatées au cours du match. Auteur de quelques montées volontaires et de quelques pertes de balles à l’occasion de ces montées, Bisevac a au moins eu le mérite de tenter de donner un peu d’allant à ses troupes. Par les temps qui courent, c’est assez rare pour être souligné.

Sergent-chef Ceara (3,5): Un match en demi-teinte, le « Che » a essayé d’apporter offensivement, notamment en réalisant un ou deux centres pas vraiment convainquants. Il n’est pas présent au second poteau pour empêcher Svento de Fusiller l’adjudant Douchez à 6m.

Brigadier Tiéné (3): Le brigadier s’est distingué en se faisant bouffer sur le premier but autrichien. A part ça, rien, ou si peu. Il a tout de même reçu son carton jaune en fin de match pour une faute assez ignoble comme seuls lui et Sissoko savent les faire.

Caporal Chantôme  (4): Pour une fois qu’il avait l’occasion de monter au front, il n’a pas su profiter de ce match pour se mettre en valeur. Trop discret malgré des remontées de balle intéressantes et un apport technique non négligeable au milieu, on ne l’a pas vu venir soutenir ses (son) partenaire(s) offensivement. En manque de rythme pour pouvoir apporter plus.

Remplacé poste pour poste par le caporal-chef Matuidi à l’heure de jeu.

Caporal-chef Matuidi (Non noté): Une petite demi-heure sans étincelle dont 20 minutes en seul milieu défensif alors que Paris tentait de faire le jeu. Trop timoré, il n’a rien apporté lui non plus offensivement.

Caporal-chef Sissoko (3,5): Très brouillon à l’image de sa perte de balle amenant le tir de 30m autrichien et la boulette de Douchez, sur une phase pourtant pas compliquée à négocier. Il n’a même pas apporté d’impact physique, sanctionné bêtement à la reprise de la mi-temps pour contestation. Il n’a jamais semblé entrer vraiment dans le match, son association avec Chantôme au milieu manquant clairement d’automatismes au vu de la facilité avec laquelle évoluaient les soldats salzbourgeois.

Remplacé par le lieutenant colonel Gameiro à la 73è.

Lieutenant colonel Gameiro (non noté): Auteur d’un bon tir détourné par le gardien autrichien et de quelques déplacements intéressants derrière les lignes ennemies, on regrette qu’il n’ait pas joué plus. C’est décidément une sorte de Erding, mais en meilleur partout (plus adroit, plus rapide, plus technique, plus buteur, plus confiant). Bon, en fait c’est pas une sorte de Erding.

Capitaine Bodmer (2,5): L’artilleur parisien a réalisé un match catastrophique. Encore plus lent qu’à son habitude et  moins combatif qu’un Pastore avec une mononucléose, il a manqué d’inspiration, de justesse technique et d’engagement malgré une bonne passe en profondeur à la 44è pour Jallet. C’est donc tout naturellement que le commandant des forces autrichiennes Ricardo Moniz s’est chargé de son cas en déclarant « on a eu de la chance que ce soit Bodmer qui joue à la place de Pastore ». Au vu du niveau de jeu affiché par l’argentin ces dernières semaines, pas certain que Bodmer apprécie. Merci, et au revoir.

Major Nene (4): Casque ok, gillet pare-balles ok, protège tibias ok, cache cou ok, coudières ok, genouillères ok et chevillères ok. Nene est l’anti-soldat par excellence, c’est Bourvil dans la Grande Vadrouille avec son casque et son fusil, prêt à se rouler par terre à la moindre détonation. Le brésilien nous a gratifiés de quelques unes de ses roulades mais a oublié son efficacité dans l’armurerie du camp des loges. Sa perte de balle combinée à la nullité de Tiéné sont à l’origine du premier but autrichien. Pas le plus mauvais parisien ni le moins motivé, mais quand même très décevant au vu de ses capacités. Pas un centre n’est venu du côté gauche.

Adjudant chef Jallet (3): Simple adjudant chef à 28 ans, ça fait quand même bien chier. Jallet le bosseur est un de ces joueurs qui aura exploité à fond son potentiel grâce à une motivation et un engagement hors du commun. Mais son manque de technique ne lui permettra pas d’aller viser plus haut dans la hiérarchie, ni d’ailleurs plus haut sur le terrain que son meilleur poste d’arrière droit. Match difficile pour lui sur le flanc parisien, il a beaucoup essayé, comme souvent, mais sa bonne volonté n’a pas suffi. Bien lancé par Bodmer à la 44è, il vendange un caviar après s’être pourtant bien débarrassé de l’immortel Hierländer.

Remplacé par l’élève sous-officier Bahebeck à la mi-temps.

Elève sous-officier Bahebeck (4): Comme d’habitude depuis qu’il est sorti de son bac à sable à l’école militaire où il jouait avec des pistolets à eau et des couteaux en plastique, les consignes sont simples pour l’élève Bahebeck. Venir, regarder, essayer, et apprendre. Contre Salzbourg, Il s’est  fait remarquer par un bon tir bien détourné par le gardien autrichien, mais à part ça…pas grand chose. Au rythme auquel Bahebeck stagne depuis son intégration dans le groupe pro et au vu de ce qu’il démontre, pas certain qu’il soit promu sergent rapidement.

Soldat Erding (2,5): Il a pris un fusil, on l’a envoyé au front, en première ligne et en solo, et le soldat Erding y est allé. Le problème, c’est d’abord qu’il ne sait pas tirer, et ensuite qu’il se complique la tâche tout seul en ayant pris un fusil de gaucher (il n’a tiré que du gauche alors qu’il a déjà du mal à cadrer du droit, son bon, enfin, moins mauvais, pied). Affreux de maladresse notamment sur cette occasion où il contrôle mal son ballon et se l’emmène pour s’excentrer sur son pied gauche, il a tout raté. Zéro tirs cadrés, tout à côté, mais de la bonne volonté. Mevlut dans toute sa splendeur.

Après cette nouvelle débâcle symptomatique d’une équipe n’ayant plus l’envie de se battre, et ce devant le cheikh Nasser Al-Khelaifi (président du Conseil d’Administration du PSG) pour son premier déplacement européen, il y a fort à penser que l’Etat Major du club de la capitale s’active rapidement pour trouver un successeur à Kombouaré.

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A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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