Sochaux 0 – 1 PSG: un Paris à deux vitesses

Après la victoire contre Auxerre qui avait cassé la spirale négative dans laquelle le PSG était empêtré depuis le match de Bordeaux, Paris se devait d’obtenir les trois points hier à Sochaux pour continuer à suivre le rythme imposé par le leader montpelliérain. Pari rempli avec qui plus est une surprenante défaite de l’équipe de René Girard à Valenciennes qui permet aux parisiens de recoller à la tête du classement de L1. Cette courte mais importante victoire 1-0 du PSG n’a pas permis de lever les doutes qui planent sur le club de la capitale, notamment en raison d’une deuxième période très difficile.

Les parisiens ont démarré le match le couteau entre les dents, avec beaucoup d’envie, notamment de la part des latéraux Jallet et Ceara, très présents aux avants-postes dans les 15 premières minutes. On a même eu droit à quelques gestes de talent comme sur cette talonnade inspirée de Pastore pour Gameiro, qui voyait son tir contré par le bon retour d’un défenseur sochalien dès la 6è minute de jeu. Gameiro, encore lui, fixait Poujol dans la surface et déclenchait une frappe croisée dans un angle impossible pour l’ouverture du score à la 20è minute, mettant ainsi fin à une longue traversée du désert depuis son triplé contre Ajaccio le 16 octobre. Ouf de soulagement pour toute l’équipe, Gameiro ne deviendra pas un Erding, il se rapproche même de Giroud au classement des buteurs, à trois unités derrière le montpelliérain muet hier soir. La suite de la première période a permis aux parisiens d’asseoir leur emprise collective sur la rencontre devant des lionceaux bien timorés dont la seule véritable occasion aura été une frappe de Martin bien détournée par Sirigu. Cette mi-temps fut celle d’un Paris conquérant, collectif et volontaire, avec des ailiers qui revenaient défendre, un Bodmer et un Sissoko qui participaient au jeu offensif, un Pastore moins transparent qu’à son habitude et une charnière centrale solide malgré une mésentente Sirigu/Bisevac qui aurait pu coûter plus cher. Seul reproche sur cette mi-temps, le réalisme, encore et toujours…

Au retour des vestiaires, le jeu parisien s’est effrité, survivant pendant même pas dix petites minutes avant de disparaître complètement. Les joueurs de la capitale, empruntés, soudainement désorganisés et en manque d’inspiration, n’ont plus réussi à trouver les solutions. A la pêche physiquement, le jeu collectif s’est délité, laissant l’animation offensive du jeu dépendre d’une action individuelle. Hormis une très bonne passe inspirée de Bodmer pour Nene qui manquait son contrôle alors qu’il pouvait partir au but et un beau mouvement collectif Ménez-Pastore-Nene débouchant sur une frappe à côté du brésilien, rien à se mettre sous la dent niveau PSG en seconde période. Kombouaré effectuait même un changement improbable à la 82è minute pour assurer le résultat, Ménez sortait pour Tiéné et Armand remplaçait Pastore, ce qui laissait sur la pelouse de Bonal une équipe avec en même temps Sakho, Bisevac, Jallet, Ceara, Armand, Bodmer, Sissoko et Tiéné, du jamais vu. Histoire de vendre encore plus de rêve, coach Kombouaré se payait enfin le luxe de faire rentrer Mevlut à la 88è, histoire de narguer un peu le public sochalien. Il n’a d’ailleurs pas fallu plus de trois minutes à Erding pour s’illustrer par un nouveau loupé en manquant son contrôle alors qu’il pouvait partir au but.

Face à une opposition sochalienne aussi faible et diminuée avec notamment une charnière centrale Poujol-Zouma totalement expérimentale (le premier est milieu défensif et le second jouait là son premier match titulaire), on aurait pu s’attendre à un score plus lourd. A l’exception du but de Gameiro qui est l’événement de la soirée, les gros points positifs côté parisien sont le retour d’un état d’esprit conquérant, d’un jeu collectif et d’une assise défensive solide ainsi que les trois points de la victoire combinés à la défaite de Montpellier. Restent malgré cela encore beaucoup de points noirs comme la déficience physique ayant entraîné cette seconde période assez inquiétante ou le rôle de Pastore qui malgré quelques inspirations ayant créé du danger reste néanmoins très effacé aussi bien sur le terrain que dans la vie du groupe. Le meneur argentin semble nécessiter d’un temps d’adaptation plus long que ce que ses bons débuts avaient laissé augurer…

Et vous, qu’avez-vous pensé du match à deux vitesses du PSG ? Pour en débattre, rdv dans l’espace « Commentaires » ci-dessous

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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