Soirée portes ouvertes au Vélodrome

L’OM et Monaco se sont séparés sur un match nul (3-3) au cours d’une rencontre très vivante. Les erreurs défensives flagrantes ont profité au spectacle dans un match riche en rebondissements.OM-ASM

OM 3-3 AS Monaco

Buteurs: Alessandrini (13e), Batshuayi (51e), Nkoudou (82e) pour l’OM | Touré (18e, 39e), Coentrao (72e) pour Monaco

C’était du football cidre ! Ce Marseille-Monaco autrefois affiche de football champagne était aujourd’hui un match pour s’extirper péniblement du ventre mou de ce championnat où tout le monde se bat pour les accessits. Monaco avait  misé sur le touché de Moutinho, le poids de Carillo et la solidité de Raggi face à la détermination de Diarra et la fougueuse paire offensive Bat’ et GK ! Malgré quelques couillons ne respectant pas la minute de silence le match s’annonçait tout de même enthousiasmant car le défi marseillais était évidemment de gagner à la maison ! Résumé.

Des défenses peu inspirées

Marseille débute très haut avec de belles intentions et un Cabella virevoltant dans le cœur du jeu ; il est l’interface entre la défense et les attaquants. Dès la 5e, Bat’ oriente favorablement pour Alessandrini qui s’enfonce dans la surface mais bute sur Raggi. Isla, Diarra et Cabella maîtrisent le milieu mais la dernière passe dans la surface manque de qualité. On ne voit les monégasques que sur des phases défensives et finalement, sur un très bon centre de Mendy, la défense du Rocher bégaye face à Michy, ce qui profite à Alessandrini qui casse les doigts de Subasic à bout portant (1-0, 13’).

Monaco continue à abuser de longs ballons dont Mendy et Brice 3D se régalent ! C’est sur coup de pied arrêté que Coentrao et les siens sont les plus dangereux et cela paie à la 18e avec un coup franc qui arrive dans les 6m et trouve Touré qui n’a plus qu’à prolonger au fond des filets de Mandanda (1-1) !   Les joueurs de Jardim retrouvent des couleurs et la partie offre des coast to coast qui ne laissent pas deviner que les deux équipes ont joué 3 jours plus tôt ! Un déboulé de Cabella trouve Michy qui remise sur GK qui se prend les pieds dans le tapis. Immédiatement derrière, Moutinho fait son numéro, sert son compatriote Coentrao qui lance bien Carillo mais l’attaquant monégasque qui traînait apparemment la caravane de Kendji dans le short ne profite pas de l’offrande (22e).  

Turpin l’équilibriste

  Sur un contre à la 25e Batshuayi est violemment séché par derrière par Echiejile mais Turpin et son assistant estiment que c’est le mistral qui a déraciné le belge : le penalty était évident ! Marseille doit rester attentif car Fabinho place une superbe accélération et alerte Mandanda qui avait bien fermé l’angle. A la 32e Monaco peut à son tour espérer un penalty mais Turpin ne peut légitimement pas siffler ici : compensation évidente !   A la 36e suite à une prise de balle parfaite consécutive à une passe de Cabella, Bat’ voit sa frappe s’écraser sur le poteau de Subasic, ça pousse ! Deux petites minutes plus tard Marseille est puni de sa maladresse : après un relai, Touré se retrouve dans la surface, crochette Rekik qui s’était couché comme Maely en lui causant une triple fracture (orgueil, amour propre, fierté) ; le monégasque conclut tranquillement en ajustant Mandanda d’un plat du pied petit filet, donnant l’avantage au club du Rocher (1-2) ! Rien après, on siffle la mi-temps.  

Marseille: double retour au score

 

L’OM attaque cette nouvelle période avec la ferme envie de faire basculer la partie mais l’ASM n’en pense pas moins. Cabella donne du rythme, il est inspiré et sur un contrôle aérien dans la surface il sert Michy qui bute à 4m de la ligne sur Wallace. Cabella se précipite pour frapper le corner à la rémoise avec Alessandrini qui délivre un amour de centre qui traverse la défense et un Subasic mal inspiré. Le belge qui ne blague pas pousse le ballon au fond pour l’égalisation (51e). 2-2, le Vélodrome retrouve de la voix !

 

Cinq minutes plus tard Coentrao se retrouve dans la même position de coup franc que sur le premier but et trouve dans la surface l’inévitable Touré qui trouve cette fois un Mandanda pour la manchette salvatrice ; le corner qui suit donne encore quelques suées aux phocéens ! L’OM est fébrile et concède beaucoup trop d’occasion. Ça cherche le KO de part et d’autre. A la 65e c’est Monaco qui a la première balle mais le service de Helder Costa trouve un Carillo qui fait des claquettes et dévisse. On se rend coup pour coup et dans la foulée Brice 3D déboule mais manque de lucidité dans le dernier geste alors que Batshuayi attendait une galette en retrait. Georges-Kevin multiplie les centres, nkou au premier, nkou au second.

A la 72e, alors que cela fait 10 bonnes minutes que Rekik ne joue plus car il a perdu ses lentilles de contact, Monaco en profite. Un centre anodin trouve à la fois la joue et la nuque de Coentrao : but ! Personne n’y croit mais 2-3 !

Le sale syndrome Vélodrome. Marseille souffre mais Diarra harangue ses coéquipiers et multiplie les percées stériles comme un Romario post vasectomie. Sur une passe de Cabella en profondeur Ocampos manque magnifiquement sa frappe qui se transforme en passe déc’ pour GK qui a suivi le casse-croûte pour le 3-3 ! Incroyable ! Cabella est de tous les efforts et à la 90e Jardim tente un coup de poker en lançant Le Pharaon El Sharawy. On pense à une blague car il reste peu de temps mais l’ancien Milanais se crée aussitôt une occasion franche qui glace l’assemblée mais ne débouche sur rien.

Fin du match avec plusieurs constats pêle-mêle : de belles attaques, des défenses aux fraises, Marseille qui ne gagne toujours pas à la maison, et Monaco qui ne marque quasi plus dans le jeu. Lass a un tigre dans son moteur, Wallace…et Gromit ! Un score qui n’arrange finalement personne.

A propos de l'auteur

Romantique du Football qui aime le beau geste et considère ce sport comme de la poésie en mouvement. Fan de Pelé, Papin, Rooney et CriCri... il aurait mis près de 1037 buts depuis qu'il a signé sa première licence

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