« There’s only one Zlatan* »

Suédois d’origine yougoslave à la technique hors du commun, au physique de déménageur (1m96 pour 94 kg) et à l’ego surdimensionné, collectionneur de déclarations mythiques et d’embrouilles, adepte du Taekwondo dans sa jeunesse, Zlatan Ibrahimovic est un de ces personnages improbables qui ne peut pas laisser indifférent. Personnellement, j’ai choisi mon camp depuis longtemps: Ibra est un génie.

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Zlatan, 30 ans depuis octobre, sévit au sein de la planète foot depuis maintenant près de dix saisons. Le suédois a d’abord fait ses classes au pays dans les équipes de jeunes de Malmö jusqu’en 2002 puis à l’Ajax d’Amsterdam (qui avait une autre gueule que celui qui a rencontré Lyon en LDC cette année) avant d’entamer sa tournée des plus gros clubs européens avec la Juve,  l’Inter, le Barca et le Milan AC (excusez du peu). Sur ces dix saisons au plus haut niveau, Ibra a scoré la modique somme de 223 buts, marquant au passage celui qui sera élu plus beau but de l’histoire de l’Ajax après avoir éliminé 6 joueurs et crucifié le gardien du NAC Breda tout en crochets courts et feintes de frappes.

Compétiteur acharné obsédé par la gagne, il est un des seuls joueurs (voire le seul) à avoir évolué dans des grands clubs européens et ayant, depuis 2004, remporté chaque année le championnat dans lequel il a joué, en 2004 avec l’Ajax, en 2005 et 2006 avec la Juve (les titres ont été annulés suite au Calciopoli en 2006), en 2007, 2008, 2009 avec l’Inter, en 2010 avec le Barça et en 2011 avec le Milan. International suédois à 74 reprises (28 buts), retraité de l’équipe nationale à seulement 26 ans puis revenu sur sa décision un peu comme les bleus rappelés par Domenech, il a formé pendant plusieurs années avec l’excellentissime Henrik Larsson un duo de feu à la pointe de l’attaque de sa sélection. Ibra-Larsson, ou le plus beau tandem d’attaquants ayant jamais existé. Ca, ça avait de la gueule.

A propos de gueule, Zlatan en a une grande, une très grande même. S’il sévit sur les terrains, il est également très présent médiatiquement grâce aux déclarations toujours tranchantes qui ont accompagné le personnage dans l’ensemble de sa carrière. La légende voudrait qu’il ait déclaré à ses coéquipiers, lors de son arrivée dans le vestiaire de l’Ajax en 2002 la phrase désormais mythique : « Moi c’est Zlatan, mais vous, vous êtes qui putain ? ». L’époque Ajax, c’est aussi l’embrouille qu’il traîne avec Van der Vaart, alors son concurrent en attaque, et à qui le suédois voulait montrer qui était le patron. Lors d’un amical Suède-Pays Bas en 2004, Ibra blesse son coéquipier, qui l’accusera de l’avoir fait exprès.

Souvent le premier à attaquer, Zlatan a également l’art de la répartie. On lui doit notamment cette pique en réponse aux critiques de John Carew (oui, le colosse norvégien aussi à l’aise balle au pied que Sidney Govou un soir de cuite) sur l’utilité de ses gris gris: « Ce que John Carew fait avec un ballon, je le fais avec une orange ». Du Zlatan dans le texte.

Aussi arrogant sur un terrain que dans la presse, toujours partant pour se foutre de la gueule des journalistes à qui il a adressé le fameux « je joue, vous écrivez », il définit lui-même son style: « j’aime humilier mon adversaire, ça fait partie de ma conception du jeu ». Et quand on lui demande si au final il ne lui manquerait pas que le ballon d’or, Zlatan répond en toute modestie: « Je n’ai pas besoin de ça pour me sentir le meilleur du monde. Les meilleurs ne gagnent pas toujours. L’important, c’est que je sais, moi, que je suis le numéro 1 ». On vous le dit, Zlatan est un génie…

* « Il n’y a qu’un seul Zlatan »

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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