[Résumé] Troyes – PSG (0-1), "ça aurait pu être pire"

Troyes PSG

Après une performance remarquée en milieu de semaine face au FC Barcelone au Camp Nou, les parisiens se replongeaient dans la monotonie de la Ligue 1.  Opposés aux troyens de Jean Marc Furlan qui ont chèrement vendu leur peau, les joueurs de la capitale l’ont emporté sur le plus petit des écarts sur une réalisation de Matuidi, buteur comme au match aller contre son ancienne formation. Le succès du PSG a mis du temps à se dessiner et, comme le disait le buteur parisien du jour lors d’une interview à la mi-temps alors que le score était de 0-0, « ça aurait pu être pire ».

Troyes: un poteau et un penalty oublié

Après Lavezzi lors du match en milieu de semaine, Gameiro manquait un face à face d’entrée de jeu. Bien lancé par Verratti par dessus la défense, l’ancien merlu se retrouvait à la lutte avec un défenseur troyen et adressait une frappe trop molle pour tromper Thuram-Ullien. Cette belle entrée en matière parisienne n’était que passagère, les joueurs de Jean-Marc Furlan prenant très vite le contrôle de cette première mi-temps qui, il faut le signaler, fût assez riche en déchets techniques. Dans les minutes qui suivaient, la lanterne rouge manquait d’ouvrir le score à deux reprises. D’abord quand, suite à un bon décalage de Camus, Darbion frappait sur le poteau droit de Sirigu (8è) puis dans la minute suivante, quand, après avoir effacé Van der Wiel côté droit, N’Sakala était taclé irrégulièrement par Verratti en pleine surface (9è). La faute incontestable laissait l’arbitre de la rencontre indifférent et permettait à Sirigu de préserver son record européen du nombre de matchs sans concéder de buts en championnat.

Sirigu décisif et Pastore en dedans

Après cette bonne entame, les Troyens persistaient à maintenir la pression sur la cage de Sirigu, et, suite à un coup de pied de coin, l’attaquant brésilien Marcos mangeait Sakho de la tête sans parvenir à cadrer (11è). En ce début de match, Pastore décevait par la faible qualité de son jeu de passes (12è, 16è, 25è). Avec seulement 65 % de passes complétées sur le match (contre 83 % pour l’équipe), l’Argentin aura du mal à convaincre qu’il ne choisit pas ses matchs. Lucas permettait au PSG de ressortir la tête de l’eau après un double passement de jambes dans l’axe qui lui permettait de se débarrasser d’Othon pour se décaler sur le côté droit et adresser une belle frappe que Thuram ne pouvait que détourner d’une main ferme (14è). Après ce réveil parisien timide, les Troyens décidaient de reprendre le contrôle du jeu, profitant des errements de la défense parisienne. Suite à une perte de balle inhabituelle de Silva plein axe, Marcos adressait ainsi une frappe que Sirigu parvenait à capter (19è). Dans la minute qui suivait, Van der Wiel s’illustrait en manquant son dégagement  qui revenait sur Marcos dont la frappe obligeait encore Sirigu à la parade (20è). La seconde partie de la première mi-temps était à sens unique, les troyens se trouvaient bien et venaient encore inquiéter des parisiens apathiques par Darbion (21è) et Nivet (32è) qui butaient tous deux sur un excellent Sirigu.

Gameiro sort, Matuidi marque

A la reprise Verratti se mettait en évidence par ses passes et on assistait à un remake de la première occasion avec Lavezzi à la place de Gameiro. Verratti trouvait ainsi l’Argentin en profondeur mais le contrôlé manqué d’El Pocho l’empêchait de pouvoir conclure proprement (46è). Deux minutes plus tard, Verratti récupérait encore un ballon aux 30m des buts troyens et adressait un longue balle à Sakho qui remisait de la tête pour la reprise maladroite de Matuidi hors cadre. Les minutes qui suivaient voyaient le jeu se ralentir jusqu’au « Gameiro Time ». Il est généralement de rigueur ces derniers temps qu’à l’approche de l’heure de jeu, Gameiro doive céder sa place sans pouvoir profiter de 90 minutes de jeu. Bien que le PSG ne mène pas au score, Ancelotti ne dérogeait pas à la règle et décidait de remplacer l’ancien merlu par Motta…un milieu défensif (63è). L’ancien international tricolore qui n’avait joué que 16 petits ballons sortait frustré (j’aime à croire par sa performance) et réalisait sa deuxième frappe du match dans un objet non identifié sur le banc de touche (sûrement une bouteille d’eau).  Armand avait beau tenter de calmer Gameiro, rien n’y faisait et Canal Plus en rajoutait en venant ouvrir un micro à côté du banc parisien pour écouter geindre l’attaquant parisien à base de « y’en a marre, c’est toujours pareil » et autres poésies moins avouables.

Compatissant pour le petit Kévin, j’imaginais que le Mister aurait pu sortir Lavezzi qui ne réalisait pas une performance transcendante, loin de là. Décider de faire sortir un attaquant pour un milieu défensif laissait à penser que le PSG manquait d’ambition jusqu’à la surprise de la 65è minute. Pure coïncidence ou pas, mais à peine deux petites minutes après la sortie de Gameiro, Van der Wiel se décidait à adresser enfin un vrai centre plongeant qui trouait trois troyens avant d’être repris astucieusement par Matuidi au second poteau. L’ouverture du score mettait un sérieux coup derrière la tête des hommes de Furlan et les parisiens se contentaient de gérer cette fin de match. Les entrées combinés de Jallet et Beckham à la place de Lucas et Verratti indiquaient clairement la volonté de densifier l’aspect défensif et le PSG repartait du stade de l’Aube avec les trois points.

Après le quart de finale de la Champions League joué en milieu de semaine, les hommes d’Ancelotti ne sont pas tombés dans le piège troyen et repartent ce soir avec les trois points. Avec seulement six journées restant à disputer, ils confortent leur avance à 10 points en attendant la rencontre entre le LOSC et l’ OM.

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