[analyse] PSG 2 – 0 OM

PSG - OMÉvènement mondial ce dimanche au Parc des Princes en marge de la 26e journée de Ligue 1, le Paris SG présentait sa nouvelle star, la coqueluche des médias, l’Anglais David Beckham.

Comme c’est la coutume maintenant, le PSG a choisi de laisser le ballon à l’adversaire du jour pour opérer en contre attaque à défaut d’un véritable projet de jeu.

Collectivement, les Parisiens ont été solides défensivement mais ont tout de même offert beaucoup de possibilités aux attaquants marseillais (qui ont tout de même effectué 45 centres). Sans un grand Salvatore Sirigu (de retour après sa faible prestation de Sochaux), la victoire aurait certainement été plus difficile à obtenir.

Un Lavezzi monstrueux

A défaut d’une grosse prestation collective, les Parisiens peuvent se féliciter d’avoir dans leur rang un joueur aussi monstrueux qu’Ezequiel Lavezzi. Véritable bulldozer offensif, l’Argentin n’a cessé de se démener sur le front de l’attaque et aurait pu ouvrir la marque dès la 3e minute. Après une belle remise de Zlatan (l’une de ses deux actions du match) Lavezzi se présente face au gardien marseillais mais sa frappe en force heurte le poteau gauche de la cage. A quelques centimètres près ou en plaçant sa frappe, l’Argentin aurait pu inscrire un but mérité ce soir.

Multipliant les sprints, l’ancien napolitain a été le principal danger parisien. Il gagnerait cependant à se diversifier en cherchant d’autre joueurs qu’Ibrahimovic ou en prenant plus souvent sa chance. Sur deux ou trois possibilités, il a pêché dans la dernière passe en cherchant à trouver le géant suédois. Autre point encourageant: la prestation de Javier Pastore. Positionné dans le couloir gauche, le milieu offensif a joué un rôle de liant entre la défense et l’attaque. Sa justesse dans les passes lui a permis de relancer rapidement sur les flèches Lavezzi et Lucas. N’hésitant pas à venir chercher le ballon très bas sur le terrain et à harceler les attaquants marseillais, il n’a pas rechigné à venir prêter main forte à Maxwell lors des phases défensives. Il semblerait qu’il ait réellement trouvé un poste qui lui convient. Il faudra cependant l’observer sur la durée pour constater son évolution.

Une forme inquiétante

Depuis le début de saison, Ibra nous gratifie de prestations en demi-teinte mais parvient à faire taire les critiques en marquant des buts, beaucoup de buts. Mais il convient d’analyser le contenu des performances de l’attaquant et là, l’histoire est beaucoup moins rose. Incapable de faire une passe dans le tempo, le joueur n’y est clairement pas. Personne n’attend de lui qu’il accélère comme peuvent le faire des Lucas Moura, Jérémy Ménez ou Lavezzi, car le jeu du suédois est terne et lent. Il met un temps fou à transmettre son ballon (qu’il perd régulièrement) et évolue trop souvent hors jeu pour offrir de véritable solutions.

Sûr de sa place dans le onze titulaire, Ibrahimovic ne donne pas l’impression d’être totalement impliqué. Ses tentatives de dribbles à l’arrêt fonctionnent certainement avec ses enfants mais il va devoir élever son niveau de jeu car il ne trompe plus personne en Ligue 1. Tous les défenseurs semblent avoir compris comment défendre (sans se jeter) assez facilement (astuce : laissez le s’appuyer sur vous lorsqu’il contrôle son ballon puis reculez, il va alors tomber et l’arbitre ne pourra jamais siffler faute, eeeasy…). Son but est une farce qui lui permet de sauver son match pathétique. Incapable de faire la différence, il doit s’en remettre à un tir de Ménez sur son genou dans les 5m50 pour marquer (sa deuxième action potable du match ou il faut lui reconnaître d’avoir été présent).

Becks

Avec un petit quart d’heure de jeu, l’Anglais a réussi à montrer qu’il n’a rien perdu de son touché de balle. Sa remise instantanée pour Ménez témoigne d’une certaine dextérité. Destiné à évoluer dans l’axe, Beckham n’a pas la capacité de prendre la place d’un Lucas ou Ménez dans le couloir. Cependant, le poste de milieu axial est très exigeant et nécessite d’être au top physiquement. Il serait intéressant de le voir dans un rôle comme Pastore en rampe de lancement des contre attaques puisque c’est (malheureusement) le style de jeu souhaité.

L’écart (8 points) est maintenant fait avec le troisième (OM), la lutte pour le titre semble se dessiner entre le PSG et l’OL. Récemment éliminé de l’Europa League et avec un jeu collectif plus complet, les Lyonnais disposent d’un léger avantage dans cette course qui s’annonce passionnante mais les Parisiens diposent d’un joker (3 points) et d’une différence de buts plus favorable (+33 pour les Franciliens contre +21 pour les Gones).

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