Ménez, du talent et puis…

Ménez – ou Super-Ménez pour le Corriere Dello Sport, est un des joueurs talentueux issu de la génération 87, celle des Benzema, Nasri, Ben Arfa, Remy, Gameiro ou…Gourcuff…je déconne, Gourcuff est né en 86. L’année 1987, est donc à classer parmi les grands crus, les années bénies pour le football français. Et pourtant, si tous ces joueurs possèdent un talent indéniable, ils ont quasiment tous mis plus longtemps à éclore que ce à quoi on pouvait s’attendre. Certains d’entre eux n’ont même pas encore totalement confirmé leur potentiel au plus haut niveau, c’est le cas de Jérémy Ménez.

Ménez commence à faire parler de lui en pro en 2004-2005. Il n’a pas encore 17 ans et dispute alors ses premiers matchs en L1, à Sochaux. Son premier fait d’armes au sein de l’élite française est un triplé en l’espace de 7 minutes à seulement 17 ans, idéal pour faire parler de soi. Depuis Sochaux, le parcours du francilien suit une pente ascendante mais sans véritable explosion au niveau auquel on pourrait l’attendre au vu de ses capacités, un syndrome typique chez la génération 87. Après Monaco qui l’a vu confirmer en L1 et l’AS Roma où il n’a jamais réussi à s’imposer autrement qu’en joker de luxe, il a atterri cette saison à Paris, pour le meilleur (ses éclats dans le jeu) et pour le pire (sa nonchalance et sa coupe de cheveux), mais surtout pour pas cher du tout (8M€).

S’il peut briller balle au pied grâce à sa technique, sa vivacité et son explosivité capables de clouer sur place n’importe quel défenseur, Ménez est également capable de ne pas exister sur un terrain. Son problème semble être d’ordre mental (ou intellectuel si on veut être méchant) ; son égo visiblement assez développé (amenant un jeu très personnel et l’oubli de ses coéquipiers) et son intelligence de jeu assez limitée (dans les choix à faire et dans le placement) ne sont peut-être pas étrangers à son inconstance (voir définition d’une Ménez dans un article précédent).

Et pourtant, il faut bien l’avouer, Ménez réalise un bon début de saison et est souvent décisif, avec 5 passes décisives et 3 buts au compteur, il est le feu follet de l’attaque parisienne, capable on ne le répètera jamais assez de tout comme de rien. Sélectionné en équipe de France, il semble qu’il accrochera le bon wagon pour l’Euro 2012.

Petit point capillaire oblige nous laissons la parole à Mamadou Sakho, pas complètement ignorant en matière de coupes de merde: « une coupe que je n’oserai pas faire ? Celle de Jérémy (Ménez) ». Bon, c’est dit, il y a donc vraiment un gros problème capillaire chez Ménez.

Pour finir, je vous laisse méditer sur cette citation de Paul Valéry : « Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n’est rien. »

A 24 ans, Ménez arrivera-t-il enfin à devenir un grand joueur ? A vos commentaires…

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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