PSG 2 – 1 ASNL

Hier, le Paris SG rencontrait Nancy, dans le cadre de la 28e journée de Ligue 1. Les Parisiens, fort de la position de leader et après une qualification tant attendue en quart de finale de la Ligue des Champions devaient confirmer face aux derniers de L1 (4V 9N 14 D, 24 buts inscrits contre 45 encaissés).

La fatigue se fait ressentir

Malgré l’accumulation des matches (cinq disputés en quinze jours), Ancelotti décida de reconduire son équipe type à l’exception du néerlandais van der Wiel qui remplaçait Jallet blessé et de Sakho préféré à Alex. Ainsi, Sirigu gardait la cage, l’axe était donc composé de Silva et Sakho et Maxwell avait la charge du couloir gauche. Au milieu de terrain, Verratti remplacait Motta blessé, Lucas occupait le couloir droit et Pastore se situait à gauche. L’attaque était composé des deux anciens du Calcio, Lavezzi et Ibrahimovic. On aurait pu penser que l’entraineur aurait choisi de faire souffler certains joueurs qui ont beaucoup jouer récemment. Dès lors étrange de constater le peu de turnover. Matuidi a pris part à toutes les rencontres de la dernière quinzaine et le cas Lavezzi peut également interrogé car ces deux joueurs se démènent sans concession sur le terrain. Difficile donc de comprendre le constat de l’entraineur sur l’état physique de l’équipe (autour de 2’40 dans la vidéo). Le manque de fraicheur influe sur les performances de ces deux joueurs. Matuidi a n’a gagné que 7 ballons et en a joué 46 sur l’intégralité du match contre 90 ballons joués et 10 gagné pour Verratti en 74 minutes. Lavezzi a également été très discret dans le jeu avec un petit 37 ballons joués sur le match soit quasiment autant que Pastore (36) avec une mi temps en moins. Ce cinquième match en une quinzaine était peut être l’occasion d’offrir du temps de jeu à des joueurs qui peuvent ce sentir moins concernés ou désabusé par les choix du coach. Alors, pas surprenant de les voir tous les deux ratés leur face à face en première mi temps.

Un retour gagnant

Pas grand chose à retenir de match sans saveur si ce n’est le retour positif de Thiago Silva en défense central. Toujours bien placé, le Brésilien a réalisé une belle prestation en remportant de nombreux duels et gagnant beaucoup de ballons. De retour pour le sprint final, la présence de l’international auriverde est rassurante car il stabilise un secteur récemment décrié. Jamais dépassé, il est toujours bien placé pour effectuer l’intervention cruciale (26 ballons gagnés !). Après avoir bien anticipé la conclusion de l’action et avec quelques centimètres de plus, le capitaine parisien aurait même pu sortir la tête de Moukandjou.

Pastore, le mystère

Loin de moi l’idée de penser que cet individu choisi ces matchs mais il faudra aller expliquer aux supporters parisiens comment est ce qu’il peut dans la même semaine faire deux matches aussi diamétralement opposé. Plutôt bon face à Valence, il semblait motivé et impliqué dans les différentes phases de jeu. Hier face à l’équipe lorraine, ce fût complètement différent. Présent sur le terrain pendant les quarante cinq premières minutes, l’Argentin n’a jamais été dans le coup. Il n’a pas apporté grand chose et à rater beaucoup de passes simples. L’action du but inscrit par ASNL en est symptomatique. Complètement seul au niveau de la ligne médiane, il tente de décaler vers van der Wiel (une passe vraiment simple) sur le côté droit mais se rate totalement et sa passe atterri dans les pieds dans attaquant lorrain Alo’o qui peut alors lancer la contre-attaque gagnante. Il est difficile de s’expliquer comment est-ce qu’il fait pour râter autant (65% de passes réussies) alors qu’il ne tente même pas des ouvertures ou des transversales mais se contente d’un jeu court et plutôt latéral. Le constat est criant lorsqu’on le compare à un Verratti qui offre beaucoup plus de variétés dans son jeu de passes. Dur alors de ne pas penser le choix d’Ancelotti de le sortir à la mi temps comme une forme de sanction.

Malgré une fade prestation, les Parisiens se sont imposés miraculeusement pour le dernier de Ligue 1. Ils confortent ainsi leur avance de +5 points face un dauphin lyonnais qui rencontre les Marseillais. On peut imaginer qu’il y aura beaucoup de parisiens supporters de l’Olympique de Marseille. En cas de victoire, ces derniers reviendraient à égalité avec l’ Olympique Lyonnais (mais avec une moins bonne différence de buts).

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