PSG: une attaque à revoir

Depuis l’arrivée d’Ancelotti, le PSG c’est un solide bilan de six victoires, dont trois en coupe, et de deux matchs nuls sur les deux dernières journées de championnat face à Nice et à Montpellier. Sans vouloir tirer de conclusions hâtives, les dernières prestations parisiennes, en incluant la très pauvre victoire face à Dijon en coupe, ont été révélatrices des lacunes de l’attaque parisienne. Le point sur les faiblesses constatées et quelques solutions envisageables.

Gameiro est à la peine dans ce système

Le 4-3-2-1, comme nous l’avons déjà écrit dans un article dédié au système de jeu parisien, favorise une occupation de l’axe au détriment de l’animation dans les couloirs. Gameiro, joueur de profondeur exclusif, se retrouve donc souvent pris en étau entre deux défenseurs centraux jouant bas dans une défense compacte, ce qui le rend totalement inoffensif, un peu comme si vous coupiez son pied gauche à Nene ou sa tête à Peter Crouch. En 2012, tous les clubs le savent, quand vous jouez le PSG, vous devez jouer avec une ligne de défense basse et une grosse densité au milieu de terrain. La preuve, sur ses dix buts en championnat, Gameiro en a inscrit huit sur les dix premières journées et seulement deux sur les quatorze journées suivantes: un ratio de buts par match dramatiquement faible en championnat depuis mi-octobre.

Pour que Gameiro puisse donner la pleine mesure de son talent, il est préférable qu’il évolue dans une configuration offrant plus de danger sur les ailes afin d’étirer l’équipe adverse sur la largeur et créer des espaces entre les défenseurs, espaces qui pourront être dévorés par l’attaquant parisien. A force de déjouer comme il le fait depuis maintenant un bon moment, l’ancien lorientais finira tôt ou tard par s’enterrer dans une crise de confiance, si ce n’est déjà fait. Soyons clairs, nous ne critiquons pas le joueur, qui a des qualités énormes, mais son utilisation à mauvais escient dans un système qui ne lui permet ni de briller ni de faire briller les autres.

Trois possibilités pour revoir l’animation offensive

La première d’entre-elles est le retour au 4-2-3-1 époque Kombouaré, avec idéalement un Pastore en 10 en soutien de Gameiro, deux milieux à vocation défensive (Motta et Sissoko/Matuidi) et deux milieux latéraux (Nene et Ménez). Avec un Pastore en forme, un Nene et un Ménez qui occuperont les couloirs (et non l’axe en repiquant comme c’était trop souvent le cas sous AK) et une équipe plus rodée qu’en début de saison, les espaces pourraient s’ouvrir pour le buteur parisien. Ce système n’a pas donné entière satisfaction sous l’ère Kombouaré mais il pourrait être intéressant de le remettre à l’ordre du jour.

La seconde solution serait de passer en 4-4-2 avec une attaque Hoarau-Gameiro, le premier jouant en déviation pour le second. Avantage de ce schéma, la capacité à marquer contre n’importe quel type d’adversaire, l’association grand/petit permettant de poser des problèmes à tous les types d’équipe. Gros inconvénient, cette formation créerait un embouteillage au milieu, avec seulement deux places pour quatre (Motta, Bodmer, Sissoko, Matuidi), sans compter Chantôme. N’oublions pas non plus que le PSG ne dispose que de deux attaquants et demi en comptant un Peguy Luyindula que l’on imagine motivé comme jamais à porter les couleurs du club. On voit donc assez mal Ancelotti aligner ensemble ses deux attaquants sur tous les matchs.

Dernière solution, la plus radicale mais pas la plus mauvaise d’après moi, redonner sa chance à Hoarau à la pointe de l’attaque parisienne dans le 4-3-2-1. L’avantage majeur de cette alternative est la stabilité par rapport à une assise défensive dans laquelle les joueurs commencent à trouver leur place et l’apport d’une solution en pivot et à la réception des centres et corners. Le jeu d’Hoarau amènerait plus de solutions et de la variété dans l’animation offensive parisienne, mais également quelques vendanges. Au final, n’est-il pas plus intéressant de titulariser un joueur un peu maladroit mais qui se crée des occasions plutôt qu’un joueur qui ne crée quasiment rien ?

A propos de l'auteur

Supporter du PSG depuis tout petit, il est fan de Bergkamp, Henrik Larsson, Inzaghi, Zkatan, Van Nistelrooy, et de ce bon vieux Sammy Traoré. Il aime Paris, et joue toujours au ballon dans son club de toujours, dans le 9-4.

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