Sommes-nous vraiment trop exigeants avec le PSG ?

A la veille d’un week-end capital pour les places européennes, avec les confrontations entre Lille et Toulouse puis Rennes et Lyon, Salvatore Sirigu livre son point de vue sur la situation actuelle au PSG dans un article paru dans « L’Equipe ».

Les deux points que j’ai retenus de cet article sont les suivants : les gens attendent trop du PSG et les adversaires de l’équipe sont transcendés. J’admire la qualité de joueur du gardien italien mais je ne peux pas soutenir ces deux « arguments » mis en avant après les résultats plutôt moyens obtenus ces derniers temps par le club de la capitale. Qu’attendait donc l’équipe du PSG ? Arriver jusqu’au titre de champion sans faire de bruit, après avoir dépensé des sommes colossales et alimenté le marché des transferts avec des rumeurs comme les venues de Beckham, Pato, Kaka, Tevez et j’en passe ? Ou pourquoi pas battre des équipes comme Caen en s’étonnant que les joueurs adverses courent pendant que Pastore se fait les ongles ? Salvatore nous a mal compris.

Même les footix le savent, une équipe qui est médiatisée, de préférence parce qu’elle gagne, devient inévitablement l’équipe à battre, ou à abattre. Lyon a passé quelques années dans ce rôle un peu batard, Marseille puis Lille également. Aujourd’hui, Montpellier et Paris sont (légitimement) en tête du championnat, et ce sont les deux formations contre lesquelles tout le monde rêve de briller. Comprenons que les petites équipes de notre championnat n’ont pas beaucoup d’arguments à faire valoir face à des clubs qui pèsent plusieurs fois leur budget. Elles adoptent donc logiquement des stratégies basées sur la solidité défensive (cf le 5-4-1 de l’ASNL), les coups de pied arrêtés et surtout, l’envie. Cette dernière semble cruellement manquer à certains joueurs du PSG. Et c’est bien là que le bât blesse. Personne n’attend de Paris une saison comme celle du Real, avec des pluies de but et un jeu incroyable ; mais un peu de niak (comprendre envie, pas individu d’extrême Orient) sur le terrain ferait plaisir ! Etant lyonnais, je conseillerais à Pastore de s’inspirer de son compatriote Lisandro : bien qu’aucun des deux joueurs ne soit à son meilleur niveau en ce moment, loin de là, l’un en veut clairement plus que l’autre, ça ne fait aucun doute.

L’argument avancé comme quoi les joueurs et l’entraîneur doivent trouver leurs marques au sein du groupe est recevable mais insuffisant pour justifier les carences parisiennes, sachant que l’équipe possède d’énormes talents individuels. L’illustration qui me vient à l’esprit est la différence ces derniers temps entre Ménez et Pastore. Malgré sa belette sur le crâne, Jérémy essaye, réussit, rate parfois (ces mots étant interchangeables) mais il court et défend. De l’autre côté, Pastore fait preuve d’une suffisance insolente, qui me rappelle Benzema avant son départ au Real Madrid. Je ne peux m’empêcher une petite réflexion quant à sa coupe de cheveux : il ferait mieux de passer plus de temps à la muscu que chez le coiffeur. Terminé, bonsoir.

Ce weekend pourrait permettre au PSG de mettre la pression sur Montpellier, qui jouera contre Marseille le 11 avril en match décalé, et de s’offrir un peu de confiance. Un autre résultat pourrait non seulement offrir l’occasion à la bande à Giroud de prendre la tête, mais permettrait à Lille de revenir à quelques points et d’accentuer la pression sur les épaules parisiennes (et si on prend les épaules de Pastore ou de Gameiro, ça va peser lourd). A la veille du sprint final, les cartes s’apprêtent à être redistribuées et Paris, sans un effort collectif, pourrait bien vivre une fin de saison très stressante…

Par Maxime

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